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Hydro-Québec conclut un partenariat énergétique au Nunavik

Joey Lance, Janice Grey et Sophie Brochu tiennent un panneau sur lequel sont illustrés des oiseaux.

De gauche à droite : Joey Lance, directeur général de Tarquti, Janice Grey, directrice des communications et de l’engagement communautaire de Tarquti, Sophie Brochu, pdg d'Hydro-Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Hydro-Québec a annoncé lundi un partenariat avec les Énergies Tarquti inc. pour produire de l‘énergie à partir, entre autres, d'éoliennes dans les communautés inuit du Nunavik. Tarquti devient ainsi le partenaire « privilégié et exclusif » d’Hydro-Québec dans la production d'énergie dans le nord du Québec.

Ce partenariat constitue une étape importante pour les communautés inuit du Nunavik pour qu’elles continuent de développer les compétences dont elles ont besoin pour mettre sur pied leurs propres projets d’énergie renouvelable respectueux de l’environnement et [de leurs] valeurs, lit-on dans un communiqué.

Au Nunavik, Hydro-Québec exploite une vingtaine de centrales thermiques pour fournir de l’électricité aux différentes communautés sur le territoire.

Nous dépendons encore beaucoup de l'énergie fossile dans le nord, a souligné le président de la société Makivik, Pita Aatami, en conférence de presse à Montréal. Il faut qu'on fasse partie des solutions.

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Pita Aatami, président de la Société Makivik.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En concluant ce partenariat, Tarquti pourra réaliser des projets pour remplacer les centrales qui utilisent du diesel par des énergies renouvelables dans 12 des 14 communautés du Nunavik. Ces projets, selon la société d'État, sont adaptés aux besoins et aux intérêts des communautés de la région.

Tarquti a été créée en 2017 et appartient au Nunavik. Elle y développe des projets d’énergie tout en créant des emplois locaux.

Le nord est notre maison, donc nous devons travailler ensemble pour la production des énergies propres, a aussi dit M. Aatami. Je suis donc très content de la confiance qu'Hydro-Québec accorde à Tarquti.

Je veux dire par contre que cet intérêt à collaborer avec nous ne se limite pas là où il y a de l'argent à faire, a-t-il cependant précisé. Ce qui est arrivé dans le passé a créé beaucoup d'animosité entre les Inuit et la population non autochtone, mais nous voulons changer les choses et travailler ensemble.

Également présente à la conférence de presse, la militante inuk Sheila Watt-Cloutier s'est dite fière de ce projet.

Cette initiative pour le Nunavik me remplit d'espoir, affirme-t-elle.

Lorsqu'il est question de changements climatiques, il n'est pas seulement question de glace et d'ours polaires, mais aussi de communautés humaines, continue-t-elle. Ce projet a énormément de potentiel pour participer à la protection de notre environnement et pour redonner de la fierté à nos communautés.

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Sheila Watt-Cloutier, militante écologiste inuk.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

De son côté, la présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, se réjouit de cette entente qu'elle espère ne sera que la première.

C'est la réalisation d'un rêve. C'est une grande étape vers une approche que l'on veut continuer de suivre, dit-elle.

Nous allons travailler main dans la main avec les communautés, avec Tarquti, pour eux et par eux, ajoute-t-elle. Nous allons les soutenir dans les projets qui correspondront le mieux à leurs besoins.

Les centrales thermiques ne produisent que 1 % de l’électricité du réseau d’Hydro-Québec, mais sont responsables de 43 % de ses gaz à effet de serre.

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