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Un Inuk remporte un prix Reconnaissance jeunesse du Québec

Un portrait de Saali Kuata, son prix à la main.

Saali Kuata a remporté le prix Jeunesse autochtone lors de la remise des prix Reconnaissance jeunesse du Québec pour son implication dans les arts du cirque auprès des jeunes Autochtones.

Photo : Groupe CNW/Cabinet du premier ministre

Radio-Canada

Un artiste de cirque originaire de Kuujjuaq a reçu le prix Jeunesse autochtone lors de la remise des prix Reconnaissance jeunesse du Québec. Accompagné d’une bourse de 1500 $, ce prix a été décerné à Saali Kuata lors d’une cérémonie qui a eu lieu le 25 mai à la salle des promotions du Séminaire de Québec.

M. Kuata se dit heureux et honoré de ce prix qui reconnaît son engagement. C’est vraiment phénoménal, indique-t-il, touché que son rôle de modèle pour les jeunes de sa communauté soit reconnu.

Je suis heureux [d’être le lauréat] dans cette nouvelle catégorie, c’est spécial, explique-t-il.

En plus de sa participation à la compagnie de cirque social Tupiq Act, M. Kuata est aussi instructeur de cirque. Il transmet sa passion et ses connaissances dans le cadre du programme de camp d’été en cirque social, qui accueille de 40 à 50 jeunes.

C’est important de pouvoir enseigner [les arts du cirque] aux jeunes, note M. Kuata.

« Le camp montre aux enfants qu’ils peuvent faire ce qu’ils ont envie de faire [...] et leur permet de ne pas être effrayés par la scène. »

— Une citation de  Saali Kuata

Il leur enseigne notamment certaines techniques d’acrobaties et de figures à la corde. Lui-même fait beaucoup de choses durant les performances de Tupiq Act. M. Kuata rappelle qu’il a commencé sa carrière vers l’âge de 16 ans durant un camp d’été de cirque dans le nord du Québec.

À l’âge de 18 ans, il a quitté Kuujjuaq, où il a grandi, pour poursuivre ses études collégiales. Il a fréquenté le collège John Abbott, où il a d’abord suivi des cours de sciences sociales, puis de théâtre. Dans ce programme, il a choisi de se concentrer sur la technique, notamment les éclairages et la construction de scènes. Je ne souhaitais pas devenir acteur mais plutôt technicien, avoue-t-il.

M. Kuata a cependant abandonné ses études pour se consacrer entièrement à sa carrière au cirque. La compagnie Tupiq Act produit des spectacles qui rassemblent de quatre à six artistes. Nous essayons de créer un sentier afin de montrer que c’est possible pour des Autochtones de faire des arts du cirque, insiste M. Kuata.

Une compagnie tournée vers la culture inuit

La compagnie de cirque inuit Tupiq Act a pour mission de promouvoir la langue, la culture, les traditions et l’art inuit grâce aux arts du cirque.

Nous voulons faire ce que nous voulons et nous espérons [être reconnus] comme des artistes professionnels à temps plein, dit-il. Nous avons pour mandat de préserver notre culture, ajoute-t-il.

Pour cette raison, les interventions lors des spectacles de Tupiq Act se font en inuktitut, notre langue, afin de nous promouvoir et de nous représenter nous-mêmes, affirme M. Kuata.

La compagnie a offert de nombreux spectacles de cirque dans le Nord. Elle a aussi produit un spectacle qui a été présenté à Montréal en octobre dernier. Cette troupe de cirque a pour raison d'être de raconter nos histoires et de contribuer à faire connaître la culture inuit. Tupiq Act envisage aussi de présenter son spectacle à Québec.

« Tout le processus vise à créer des ponts entre les cultures. »

— Une citation de  Saali Kuata

D'un point de vue physique, les arts du cirque aident M. Kuata à renforcer son corps. Mais il croit aussi qu’ils permettent à son esprit de se recentrer sur lui-même comme enfant. Le cirque lui permet notamment de se remémorer sa langue.

Le cirque m’aide beaucoup, conclut M. Kuata.

Au total, 11 prix Reconnaissance jeunesse ont été remis le 25 mai pour honorer l’engagement des jeunes et des intervenants auprès de la jeunesse. Ces prix sont répartis dans cinq catégories : les prix Jeunesse, le prix Jeunesse autochtone, le prix Intervenant ou intervenante jeunesse, le prix Emmett-Johns (pour récompenser la contribution exceptionnelle en faveur de la jeunesse) et le prix Coup de cœur.

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