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Lancement de la série Pour toi Flora, comme un « outil de guérison »

Un groupe d'acteurs devant un écran de cinéma.

La distribution de la série Pour toi Flora en compagnie de la scénariste et réalisatrice et du producteur Jason Brennan (devant à gauche).

Photo : Radio-Canada / Karine Lévesque

Gabrielle Paul

C’est avec fébrilité et émotion que Pour toi Flora, la première série dramatique autochtone de Radio-Canada, a été lancée mardi à Montréal, où les deux premiers épisodes étaient rendus disponibles à la presse.

Les deux premiers épisodes sont plus sombres, mais au fil de la série il y a aussi de la lumière, admet la scénariste et réalisatrice Sonia Bonspille Boileau.

La série raconte l'histoire d'un frère et d'une sœur anichinabés qui tentent de faire la paix avec leur douloureux passé dans un pensionnat. Les premiers épisodes reviennent notamment sur le moment où ils sont arrachés à leurs parents par des missionnaires oblats et sur les abus qu'eux et leurs camarades ont vécus.

La série aborde aussi plusieurs enjeux en lien avec l'héritage des pensionnats comme les relations tendues avec les policiers et la consommation dans les communautés des Premières Nations.

Une nouvelle série télé de six épisodes proposée par Radio-Canada et intulée « Pour toi Flora » racontera l'histoire des près de 150 000 enfants autochtones qui ont été arrachés à leur famille dès la fin du 19ième siècle. Reportage de Louis-Philippe Ouimet

C'est une histoire difficile, mais nécessaire, poursuit Mme Bonspille Boileau.

Le point de départ de l'histoire, c'est ma propre famille, mon grand-père et ses sœurs qui ont été envoyés dans un pensionnat en Ontario, explique la réalisatrice.

Mais pour moi, c'était important de faire une série en français, parce que je trouvais que c'est au Québec qu'on connaît moins les pensionnats, dit-elle. Comme je travaille aussi dans le Canada anglais, je vois une grosse différence dans l'acceptation de notre histoire collective.

J'espère que ce sera un outil de guérison. Faire la série a été difficile, mais ça a fait du bien aussi, souligne Sonia Bonspille Boileau.

Présents au lancement, des survivants des pensionnats pour Autochtones ont été touchés par les épisodes présentés.

Les pensionnats, il ne faut pas qu'on arrête d'en parler, parce que nous, les survivants, ça nous fait du bien, souligne l'Atikamekw Madeleine Basile qui a travaillé pour la Commission de vérité et réconciliation. (Nouvelle fenêtre)

J'ai beaucoup aimé les deux épisodes, dit pour sa part l'Anichinabée Jacqueline Michel, qui joue par ailleurs dans la série. Ça démontre la réalité de comment nous sommes perçus et comment les gens ne savent pas le mal que le gouvernement a fait.

La série, qui sera disponible dès le 26 mais sur Tou.tv, est composée de six épisode d'une heure en français et en langue anichinabée. Elle sera aussi diffusée sur ICI Télé et APTN au cours des prochains mois.

Étant donné la lourdeur du sujet, une mise en garde comprenant le numéro d'une ligne téléphonique de soutien sera présentée avec les épisodes.

La distribution est notamment composée de Dominique Pétin, Marco Collin, Virginie Fortin, Antoine Pilon, Samian, Eve Ringuette, André Robitaille, Théodore Pellerin, Jean-Carl Boucher, Sophie Desmarais, Jean L’Italien, Charles Bender, Jacqueline Michel, Iannicko N’Doua, Katia Rock, Charles Buckell Robertson, Kwena Bellemare-Boivin, Chantal Baril, Sara Rankin Kistabish, Russell Flamand, Jonah Bacon et Charlotte Pashagumeskum.

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