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La délégation autochtone qui va rencontrer le pape est arrivée à Rome

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La basilique Saint-Pierre, au Vatican. Des délégations des Premières Nations doivent rencontrer le pape François pour demander des excuses pour la participation de l'Église catholique dans les pensionnats pour Autochtones au Canada.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Radio-Canada

La délégation autochtone qui rencontrera le pape François cette semaine est arrivée à Rome.

Nous sommes ici parce que nos familles ont été déracinées et déplacées, a rappelé le chef Gerald Antoine, qui dirige la délégation de l'Assemblée des Premières Nations à Rome. Ce fut un long voyage. Nous sommes ici pour apporter leur message.

Les 32 membres de la délégation ont sans doute des attentes différentes au sujet de la rencontre prévue avec le chef de l'Église catholique. Pour tous, il s'agit néanmoins d'un moment historique.

Selon M. Antoine, le fait d'avoir pu parler à des amis, à des familles, à des jeunes et à des victimes à bord de l'avion qui les a emmenés de Montréal à Rome a permis d'établir un sentiment d'unité.

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Le chef Gerald Antoine, qui dirige la délégation de l'Assemblée des Premières Nations à Rome.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Les délégués métis seront les premiers à s'asseoir avec le pape François pour une heure lundi matin. Puis, ils seront suivis par les délégués inuit pour une heure.

Le tour des délégués des Premières Nations viendra jeudi. Les trois groupes rencontreront ensemble le souverain pontife au cours d'une audience publique que le Vatican pourrait diffuser en direct sur son site Internet.

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L'ancien chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, s'est rendu au Vatican avec la délégation autochtone pour rencontrer le pape François.

Photo : Associated Press / Gregorio Borgia

Taylor Behn-Tsakoza, de la Première Nation de Fort Nelson, en Colombie-Britannique, juge que le simple fait de se trouver à Rome est un moment mémorable. Une rencontre initiale prévue en décembre avait été reportée à cause de la pandémie de COVID-19.

Elle a souligné que les conversations qu'elle a eues à bord de l'avion lui ont inspiré un sentiment d'humilité. Leur force et leur persévérance sont les raisons pour lesquelles nous sommes ici, a-t-elle lancé.

Les peuples autochtones et l’Église

Quelque 170 personnes ont fait le voyage. En plus des délégués officiels, des membres des familles et d'autres personnes sont venus en soutien. Du personnel de l'Assemblée des Premières Nations, du Ralliement national des Métis et de l'Inuit Tapiriit Kanatam est aussi présent.

Des évêques canadiens accompagneront la délégation, y compris le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Raymond Poisson.

Les délégués visiteront les musées du Vatican pour y admirer des collections d'art autochtone. Ils iront aussi à Assise, le lieu de naissance de Saint François d'Assise.

La rencontre a pour thème Les peuples autochtones et l'Église : marcher ensemble vers la guérison et la réconciliation. Chaque groupe autochtone aura droit à une rencontre privée d'une heure avec le pape.

Les attentes de la délégation avant son départ

Pour les membres des Premières Nations qui ont fait le voyage jusqu’à Rome, il s’agissait de retrouvailles, notamment pour les Métis qui ont versé dans l’effusion de joie à l’aéroport Montréal-Trudeau.

Angelica Crerar, une Métis de Grande Prairie âgée de 82 ans, était pleine d’espoir avant son départ, tout en étant dans la retenue.

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La Métis de Grande Prairie, Angelina Crerar, 82 ans, s'est dite pleine d’espoir, et pleine d’humilité pour son voyage au Vatican.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Pour d’autres membres de la délégation, il s’agissait d’une découverte. Pour eux, le voyage jusqu’à Rome risque de nouer d’importants liens pour l’avenir.

La délégation qui est arrivée n’est pas complète, puisque d’autres participer doivent arriver à Rome lundi matin, alors que d’autres étaient déjà sur place.

La délégation a été accueillie à son arrivée par le représentant du Canada auprès du Saint-Siège, Paul Gibbard. Et si certains étaient fébriles, d’autres cherchent à tempérer leurs attentes.

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Le chef Gerald Antoine prend en photo le représentant du Canada auprès du Saint-Siège, Paul Gibbard.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

La rencontre avec le pape François est importante, mais ce n’est qu’un début pour une grande partie de la délégation autochtone, car plusieurs d’entre eux souhaitent des excuses de l’Église catholique sur le sol du Canada, là où tout s’est passé.

Le Vatican se dit ouvert à une visite du pape François au Canada.

Avec des informations de Marie-Laure Josselin et La Presse canadienne

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