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Le Collège autochtone Kiuna offrira un DEC en sciences de la nature

L'affiche de l'institution en gros plan devant le bâtiment.

L'Institution Kiuna d'Odanak, au Centre-du-Québec, offrira à partir de l'automne 2022 un nouveau DEC en Sciences de la nature - profil Premières Nations et Inuit.

Photo : Radio-Canada / Luc Lavigne

L’Institution Kiuna, qui propose des formations collégiales pour les étudiants issus des communautés autochtones, va offrir dès l’automne 2022 un nouveau diplôme d'études collégiales (DEC) en sciences de la nature – profil Premières Nations et Inuit. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse jeudi dans les locaux du collège à Odanak.

L’ajout d’un programme en sciences [de la nature] vise à répondre à la demande pour des études en santé et en génie, indique la directrice de l’Institution Kiuna, Prudence Hannis. Depuis 10 ans, le collège forme des jeunes soucieux de leur culture ancestrale et du bien-être des membres de leur communauté, ajoute-t-elle.

La nouvelle formation en sciences de la nature qui sera dispensée à Kiuna comprendra l’histoire des Premières Nations, les sciences politiques et les langues ancestrales, qui influencent la compréhension [par les étudiants] des enjeux des Premières Nations, note Mme Hannis.

Le nouveau DEC comprendra également tous les cours de sciences prévus pour l'obtention d'un DEC en sciences de la nature. Il s’agira de cours de sciences occidentales, mais avec l’identité des Premières Nations et des Inuit, explique la conseillère pédagogique de l’Institution Kiuna, Julie Depelteau.

Le nouveau DEC donnera accès à tous les préalables préuniversitaires en sciences, que ce soit pour des études en architecture, en pharmacie [ou] en biologie, précise-t-elle.

Mais il y aura aussi des sorties en territoire et dans des laboratoires universitaires, souligne-t-elle. Elle rappelle que le collège se trouve sur le territoire abénakis, et que les étudiants y feront plusieurs activités.

Les cours vont respecter les valeurs des Premières Nations, affirme Mme Depelteau, et ils mettront l’accent sur les savoirs et la culture des communautés autochtones.

Par exemple, lors des cours de chimie, les étudiants pourront appliquer leurs connaissances dans la technique ancestrale du tannage de peau. En biologie, ils pourront se pencher sur les conséquences du changement climatique. Et dans les cours de mathématiques, ils pourront utiliser les études statistiques produites par la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL).

Une place sera ainsi faite aux savoirs ancestraux, notamment sur les plantes médicinales. On va s’assurer que [ces savoirs] seront transmis de la bonne façon, et dans le bon contexte, indique-t-elle toutefois.

L'importance de former des professionnels de la santé

C’est un événement porteur pour les étudiants des Premières Nations, dit pour sa part le directeur du Centre de santé d’Odanak et membre de la CSSSPNQL, Jean Vollant.

M. Vollant mentionne que le programme encourage la formation de médecins des Premières Nations. Il rappelle que, depuis 2008, 60 étudiants autochtones se sont inscrits au doctorat dans l’une des quatre facultés de médecine au Québec. L’accès aux services peut s’avérer difficile, et la formation de ressources [en santé] est essentielle, selon M. Vollant.

La formation collégiale mène aux études supérieures, poursuit-il, et l’annonce de jeudi constitue une importante réussite pour lui. Le nouveau programme va permettre de développer une expertise en santé et en sciences, et aura des retombées positives. [...] C’est un formidable projet, se réjouit M. Vollant.

La première cohorte devrait accueillir 15 étudiants des Premières Nations. Le but du nouveau DEC est de former des leaders [et] les diplômés participeront à l’autodétermination des communautés autochtones, conclut Mme Depelteau.

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