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Le FTA recrute de jeunes Autochtones pour une semaine d’ateliers et de spectacles

Le programme s’adresse aux candidats âgés de 18 à 25 ans qui ont déjà un goût marqué pour l’art. Date limite de candidature : 4 février.

Deux comédiennes regardant par la fenêtre.

Aalaapi regroupe des artistes inuit et non inuit autour d'une pièce de théâtre hybride présentée en 2021 au FTA.

Photo : Anne-Marie Baribeau

Maud Cucchi

Théâtre, danse, et plus encore… Le Festival TransAmériques (FTA) recrute de jeunes Autochtones de moins de 25 ans intéressés à venir découvrir l’événement à Montréal au printemps, assister à des spectacles et participer à une semaine d’ateliers consacrés aux arts vivants.

Le séjour, entièrement gratuit, se déroulera du 25 au 31 mai. Les candidats doivent soumettre leur formulaire sur le site Internet du festival d'ici le 4 février.

On ne cherche pas uniquement des artistes, mais aussi des jeunes qui aiment les arts vivants, présente Charles Bender, homme de théâtre d'origine wendat aux multiples casquettes artistiques, également derrière la conception de ce nouveau projet.

Les candidats recherchés (18 à 25 ans) peuvent tout autant être amateurs de musique ou d’arts visuels que cinéastes, aspirants auteurs, artisans de perlage, participants de pow-wow, ou encore futurs étudiants en gestion ou en administration, pour ne citer que quelques exemples.

Le programme puise son appellation dans la langue innue. Il s'intitule Eka Shakuelem, qui signifie ne sois pas timide.

Au menu d’une journée type? Visite de musée, pique-nique avec des artistes invités au festival, puis atelier de pratique et spectacle le soir, avant d’en rencontrer les créateurs dans une ambiance festive.

L’objectif d’une telle initiative vise à stimuler l’intérêt des jeunes Autochtones pour le milieu des arts vivants, explique le FTA dans son appel de candidatures.

Une ouverture vers les jeunes Autochtones nous semblait essentielle, renchérit Martine Dennewald, nouvelle codirectrice artistique du FTA.

« Si nous présentons des artistes autochtones, et ce, depuis la toute première édition du festival en 1988, nous cherchons désormais à développer un lien plus fort avec le public autochtone et avec les jeunes qui pourraient faire carrière dans ce milieu. »

— Une citation de  Martine Dennewald, codirectrice artistique du FTA

Accompagnés par des professionnels, les participants pourront se familiariser avec diverses disciplines des arts de la scène en rencontrant des décorateurs, des régisseurs et des techniciens, entre autres.

Un projet pilote mené en 2021 avec Les Productions Menuentakuan a déjà permis à cinq jeunes participants d’assister au festival Présence autochtone. Les restrictions sanitaires alors en vigueur dans les communautés ne leur avaient pas permis de se déplacer au FTA.

Des activités sur mesure

Le choix des activités et des intervenants reste encore à définir, précise M. Bender, car il reposera sur les attentes des participants sélectionnés. Ces derniers émettront leurs souhaits lors de tables rondes qui permettront aux organisateurs de leur concocter des activités sur mesure, en quelque sorte.

Non seulement ce programme à destination des jeunes contribue à valider leur identité autochtone, mais il veut aussi leur démontrer qu’ils ont une place dans le milieu, fait valoir M. Bender.

De son côté, la nouvelle codirectrice du FTA confirme que la création d’une telle initiative ciblée s’avérait nécessaire pour rejoindre plus efficacement les Autochtones : un programme spécifique est plus bénéfique pour nous et pour les participants.

Reste à savoir si la programmation de 2022 proposera des représentations qui rejoindront les intérêts de ces jeunes participants… Réponse le 22 mars, au dévoilement des spectacles.

Sans donner de primeur, Mme Dennewald évoque un récent voyage au Chili où elle a rencontré une artiste mapuche et prédit une présence autochtone qui va s’accroître au FTA dans les prochaines années.

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