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Des entrepreneurs autochtones en quête de nouveaux outils

Six personnes discutent sur une estrade.

Le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) a participé au Grand Cercle économique qui s'est tenu en novembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Apprendre à gérer un budget, monter un plan d’affaires, réseauter… Pas facile de se lancer en affaires! Pour répondre aux besoins spécifiques des entrepreneurs autochtones, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) a lancé le projet « Entreprendre ensemble ».

Tania Rock-Picard, une Innue de Pessamit, fait partie de la cohorte de 15 personnes qui se sont inscrites à ce programme.

Débordante d’idées, la jeune femme y a vu une occasion d'obtenir de nouveaux outils et conseils afin de réaliser son projet.

Elle souhaite lancer une société de développement économique qui pourrait gérer des projets à distance grâce aux nouvelles technologies et prendre en charge des projets qui nous ressemblent.

Portrait professionnel de Tania Rock-Picard.

Tania Rock-Picard compte bien profiter de tous les conseils qu'elle peut recevoir lors des échanges qui se font dans le cadre du projet.

Photo : Chantal Carbonneau

Mercredi, elle a participé virtuellement à une deuxième rencontre durant laquelle elle a pu avoir accès à une série de capsules vidéo sur divers thèmes, notamment la fiscalité autochtone et le marketing. Elle en a aussi profité pour échanger avec les autres participants.

Parmi eux se trouvait un autre Innu, Samuel Béland, président-directeur général de l’entreprise de marketing Omnigo, à Montréal.

Comme je suis un Autochtone qui a grandi hors réserve, je suis un peu au milieu des deux, je peux faire le lien entre les cultures autochtone et non autochtone, explique-t-il avant d'ajouter qu’il souhaite aider les Autochtones à rayonner.

Samuel Béland.

Samuel Béland fait partie de la première cohorte du projet du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec.

Photo : Linkedin Samuel Béland

Lors de la deuxième rencontre virtuelle, il a d’ailleurs proposé d’offrir des consultations gratuites aux autres participants.

Du reste, il souligne que ce programme du RJCCQ est l'occasion d'obtenir de nouvelles ressources capables d’aider les entrepreneurs dans le domaine administratif, pour les demandes de subventions, etc.

Toutes les Nations veulent se développer économiquement, mais tout le monde n’a pas accès aux ressources nécessaires, d’autant plus que nous avons des besoins spécifiques, ajoute-t-il.

Il donne comme exemple la croisée des chemins à laquelle se trouvent les Autochtones entrepreneurs en ce moment. Il faut trouver un juste milieu entre le capitalisme et les valeurs plus familiales. C’est peut-être ça le plus dur pour les entrepreneurs autochtones, précise-t-il en suggérant que les entreprises non autochtones auraient tout à gagner à s’inspirer des valeurs des Premières Nations.

Une autre difficulté soulevée cette fois-ci par Tania Rock-Picard, c’est que les femmes autochtones ont peut-être moins tendance à oser se lancer en affaires.

Culturellement, ce ne sont pas vraiment les femmes qui géraient tout ce qui est administratif dans la communauté, mais on voit tout de même que le leadership féminin se développe de plus en plus, dit-elle.

Pour la suite du programme, des experts comptables, des spécialistes en gestion et des avocats pourront être contactés par les participants.

Par ailleurs, la Commission de développement économique des Premières Nations du Québec (CDEPNQL) travaille avec le RJCCQ sur le projet « Entreprendre ensemble ».

Nous sommes emballés de pouvoir contribuer à la création d’un parcours adapté à notre clientèle, en plus d’y amener notre expertise sur les enjeux spécifiques aux membres des Premières Nations en matière d’entrepreneuriat, indique Mickel Robertson, directeur général de la CDEPNQL.

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