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Transcestral : la rencontre des musiques autochtones et soufies

Le groupe Transcestral sur scène.

L'album « Transcestral » est disponible sur toutes les plateformes depuis le 21 janvier.

Photo : Matias Ollivier

Vingt-quatre artistes autochtones et soufis dévoilent le fruit de dix ans de travail avec le lancement de l’album Transcestral. Ces artistes ojibwés, innus, métis, inuit, nakotas, dénés et soufis ont uni leurs cultures pour offrir onze chansons uniques qui ont pour but de rassembler et de faire du bien.

La poétesse innue Joséphine Bacon et la chanteuse métisse Moe Clark ont entre autres contribué à cette œuvre collaborative d’Oktoécho. Ce groupe, qui rassemble des créateurs musicaux et des poètes d’origines diverses, s'est créé à la Maison de la culture Ahuntsic.

Avec l’album Transcestral, qui mélange des styles musicaux arabes, autochtones, classiques, contemporains et jazz, la chanteuse de gorge inuit Nina Segalowitz et la directrice artistique Katia Makdissi-Warren désirent célébrer l’humain derrière chaque culture.

Au début, l’intention était de faire rencontrer les cultures qu’on aime, mais finalement aujourd’hui, on célèbre la beauté de l’humain en général, ça va même au-delà de nos cultures, confie Katia Makdissi-Warren.

Transcestral, c’est un projet qui a été très long à réaliser parce que toutes les cultures qui y sont présentées fonctionnent différemment dans l’apprentissage même des musiques. C’est pour ça que ça a commencé en 2010 et que ça sort maintenant. On a vraiment pris le temps de faire une rencontre humaine avant la rencontre musicale, c’était important pour nous, ajoute-t-elle.

Elle souligne également que les chansons de l’album sont différentes les unes des autres, mais qu’elles sont toutes unies par une même ligne conductrice, celle du sacré. L’idée que la musique est sacrée et qu’elle fait du bien aux gens en leur permettant de se connecter à eux-mêmes est partagée par l’ensemble du groupe.

J’espère que l’on ressent l'essence de chaque culture, qu’on peut l’entendre à travers les chansons. Mais ce qui rend notre musique encore plus spéciale, c’est lorsqu’on la joue devant public. Chaque fois, on vit un moment différent et unique, l’expérience est magique, explique Nina Segalowitz.

Maintenant, on connaît assez bien les chansons et on est confortables les uns avec les autres pour faire de l’improvisation, mais aussi chaque public nous transmet une énergie différente, ajoute-t-elle.

Cet automne, le groupe a présenté un concert, et il compte recommencer l'expérience dès que les mesures sanitaires liées à la pandémie le permettront. Les musiciens souhaitent non seulement partager leur quête commune et perpétuelle de l'harmonie entre l'homme et la nature à travers le monde, mais également dans les communautés autochtones.

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