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Cinq Autochtones nommés pour organiser un Conseil national de la réconciliation

Deux femmes habillées en orange se tiennent front contre front, les yeux fermés.

La réconciliation entre les Canadiens et les Autochtones est l'une des priorités du gouvernement, assure ce dernier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Cinq Autochtones ont pour mission de mettre sur pied le premier Conseil national de réconciliation. Cette entité indépendante va pouvoir demander des comptes à Ottawa sur les mesures qu’il prend en faveur de la réconciliation.

Édith Cloutier, la directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, fait partie de ce comité mis en place le 16 décembre dernier. Elle explique que sa priorité sera de faire adopter la loi qui va permettre la création du Conseil national de la réconciliation avant la fermeture du Parlement cet été.

Avec Wilton Littlechild, ancien commissaire de la Commission de vérité et réconciliation, Mitch Case, conseiller de la région 4 au conseil provisoire de la Nation métisse de l'Ontario, Rosemary Cooper, directrice générale par intérim de Pauktuutit Inuit Women of Canada, et Mike DeGagné, président et directeur général d'Indspire, elle réfléchit au mode de gouvernance qu’aura ce conseil, à son mode de financement, à la façon dont seront nommés les membres, etc. C'est le ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, qui a formé le comité et nommé ses membres.

Mme Cloutier explique que ces cinq membres n’ont pas été choisis à des fins représentatives, même s’ils arrivent tous avec un bagage d’expérience et d’expertise propre.

Edith Cloutier avec une toge sur les épaules et une plume dans les mains.

Edith Cloutier estime que plusieurs gestes ont déjà été posés en faveur de la réconciliation avec les Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Je le prends comme un mandat très sérieux et je me sens privilégiée de faire partie de cette démarche. C’est un gros mandat, explique-t-elle en entrevue.

À terme, le but du Conseil national de réconciliation, une entité qui sera totalement indépendante du gouvernement et dirigée par les Autochtones, sera de veiller à ce que le gouvernement s'acquitte de sa responsabilité de réconciliation avec les peuples autochtones.

Un peu comme une reddition de comptes… Cette institution nationale dirigée par les Autochtones, pour les Autochtones, va s’assurer que la réconciliation reste dans les priorités du gouvernement fédéral, ajoute Mme Cloutier.

Wilton Littlechild en train de prononcer un discours.

Wilton Littlechild fait partie du comité qui réfléchit à la manière dont s'organisera ce futur conseil national.

Photo : Radio-Canada

La mise sur pied d'un Conseil national de réconciliation faisant fonction de mécanisme indépendant pour surveiller, superviser et élaborer des mesures liées aux recours ou aux réparations ou d'autres mesures de responsabilisation est une priorité qui revêt une grande importance et un élément positif pour promouvoir la réconciliation, affirme de son côté Wilton Littlechild.

La création du Conseil national de réconciliation est une étape importante pour générer et maintenir des progrès vers la réconciliation avec les Inuit, les Premières Nations et les Métis, dit encore Rosemary Cooper.

Édith Cloutier est optimiste : elle estime que le Conseil national ne part pas d’une page blanche. Beaucoup de choses ont déjà été faites pour entamer le chemin de la réconciliation. L’engagement de la société canadienne peut et doit aussi se faire à différents niveaux : municipal, provincial, universitaire, dit-elle en évoquant aussi certains acteurs influents comme le Canadien de Montréal.

Depuis peu, l’équipe de hockey montréalaise a décidé de mentionner le fait que ses matchs se jouent en territoire non cédé, lorsqu’ils ont lieu dans la métropole.

La création d’un Conseil national de réconciliation répond à quatre appels à l’action faits par la Commission de vérité et réconciliation en 2015.

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