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L’APNQL doit continuer de « créer des alliances », selon le chef sortant

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.

Ghislain Picard compte exercer un onzième mandat à titre de chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Anouk Lebel

Gabrielle Paul

Ghislain Picard convoite son onzième mandat en tant que chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), un poste qu’il occupe depuis 30 ans.

Le chef sortant se félicite des alliances que l'APNQL a pu bâtir au cours des dernières décennies et souhaite que l'organisation poursuive sur cette voie.

Nous avons réussi à créer des alliances dans le monde municipal avec l'Union des municipalités du Québec, nous avons également travaillé avec le milieu des affaires et avec la société en général, énumère-t-il. Je m'engage à continuer ça, parce que c'est vraiment une lutte à finir.

M. Picard rappelle cependant que la pandémie n'est pas terminée et qu'elle demeure la question prioritaire pour les communautés des Premières Nations.

Il ne faut pas sous-estimer l'impact sur nos communautés. Nous avons fait preuve de leadership dans la gestion de la crise, souligne-t-il.

Malgré la pandémie, nous avons réussi à revenir sur l'avant-scène avec les dossiers qui préoccupent les chefs, comme la question des territoires et des richesses, précise-t-il.

Occuper l'espace public

M. Picard se réjouit de l'espace qu'ont pu prendre l'APNQL et les enjeux autochtones au sein de la sphère publique au fil des ans, mais il soutient qu'il est nécessaire d'en faire plus.

Ce n'est pas parce que les enjeux autochtones occupent davantage l'espace public qu'il faut baisser les bras, dit-il.

Avec la campagne électorale qui se prépare au Québec, il va être important d'insister sur la question des territoires, notamment sur leur protection, sur les ressources, sur la consultation, où le gouvernement québécois fait faillite, et sur le partage des revenus, énumère-t-il.

« Je pense que [tous les chefs] sont conscients des aspects qui méritent l'attention du gouvernement du Québec plutôt que son indifférence. »

— Une citation de  Ghislain Picard, candidat au poste de chef de l'APNQL

Nous avons été trop longtemps laissés en marge du développement économique, ajoute-t-il. Je suis confiant que nous sommes capables de mettre à profit les connaissances des communautés.

Ghislain Picard s'engage également à poursuivre le débat sur le racisme systémique et à collaborer étroitement avec le Conseil des femmes élues de l'APNQL.

Il ne faut pas oublier les gens de nos nations qui s'identifient comme bispirituels, ajoute-t-il. Ça demandera sans doute des ajustements à nos structures afin d'assurer une plus grande parité.

Je ne suis pas le chef des chefs

M. Picard considère que le chef de l'APNQL a pour rôle d'unir les différentes Premières Nations vers des objectifs communs.

Le défi, c'est de toujours rallier la diversité des opinions des différentes Premières Nations, dont les situations géopolitiques sont variées, vers une seule position, et je pense y être arrivé au fil de toutes ces années, dit-il.

« C'est très important pour moi de préciser que ce n'est pas un poste de pouvoir ou d'autorité. Je le répète souvent : je ne suis pas le chef des chefs. »

— Une citation de  Ghislain Picard, candidat au poste de chef de l'APNQL

[Le chef de l'APNQL] doit avoir comme priorité l'écoute afin de bien saisir les nuances et les contextes dans lesquels nos communautés évoluent, souligne-t-il.

Je considère aussi que tout le monde [dans nos communautés] a réussi à s'identifier à la lutte que nous menons, poursuit-il. C'est quelque chose que je pense, humblement, avoir réussi, d'avoir pu atteindre cette solidarité-là.

Les 43 chefs qui composent l’APNQL devront choisir entre M. Picard et son adversaire Serge Simon le 25 janvier.

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