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Pensionnats pour Autochtones : un pas de plus vers la recherche de vérité

Onze récits scolaires comprenant des milliers de documents seront transmis au Centre national pour la vérité et la réconciliation.

Le ministre debout en Chambre pendant un moment de silence.

Le ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le Canada transmet de nouveaux documents concernant les pensionnats pour Autochtones au Centre national pour la vérité et la réconciliation (CNVR) et signe un protocole d'entente pour assurer la transmission d'autres documents et la préservation des renseignements personnels des survivants.

Onze récits scolaires contenant des milliers de documents allant des plans des bâtiments aux personnes qui y ont participé vont être sous peu transmis au CNVR par le gouvernement canadien.

Ce geste est un moyen d'avoir la vérité, de valider nos récits et voir où on s'en va comme pays. On est sur la route du partage et de la connaissance de notre histoire, a lancé le survivant d'un pensionnat pour Autochtones Garnet Angeconeb, qui s'est dit très honoré d'en être le témoin.

Ce geste marque aussi le début d'une plus grande transparence du Canada concernant les documents qu'il détient, comme promis à plusieurs reprises par le ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller.

En octobre 2021, le CNVR avait dénoncé le fait que le gouvernement fédéral n'avait toujours pas rendu publics des documents clés détaillant l’histoire de chacun des pensionnats financés par le fédéral et gérés par des institutions religieuses.

Le Canada a l'obligation morale, [envers les] survivants, de rechercher la vérité et d'assurer l'accès aux documents, aux récits et aux dossiers scolaires si importants pour la guérison, [...] l'éducation et la préservation, a précisé le ministre, qui tient ainsi sa promesse faite en décembre dernier.

Des modalités et un calendrier de transmission

Le protocole d'entente signé entre le ministre et la directrice générale du CNVR, Stephanie Scott, indique les modalités et le calendrier que suivra le Canada pour communiquer les documents historiques liés aux pensionnats pour Autochtones. Il doit permettre une transmission efficace et sécuritaire des documents tout en protégeant la vie privée des survivants.

C'est un pas important dans le voyage de la réconciliation, mais ce n'est pas le dernier, a lancé Stephanie Scott.

Selon elle, le Centre national pour la vérité et la réconciliation détient actuellement plus de 7000 déclarations de survivants et plus de 5 millions de dossiers. Mais ce tableau est incomplet et des dossiers manquent toujours, a-t-elle dit.

Selon le ministre Miller, il s'agit bien d'une première étape dans un processus continu, et il a convenu que le travail n'était pas terminé. Un examen interne est en cours pour trouver tous les documents qui sont dans son ministère. De plus, il va envoyer une directive aux fonctionnaires pour que tous les documents relatifs à ce dossier soient conservés.

Le Canada va aussi partager de nouveaux certains documents, mais dans de meilleurs formats et avec des corrections, car il lui a été reproché d'avoir envoyé des documents corrompus ou quasiment illisibles.

Des organisations religieuses résistent, d'autres collaborent

Marc Miller a refusé de dire quelles organisations religieuses résistaient encore à transmettre des documents. Il a mentionné la difficulté de savoir où s'adresser lorsque des organisations n'existent plus. Il dit toutefois garder bon espoir que des organisations religieuses transmettent bel et bien des documents.

Après les découvertes de présumées sépultures non marquées sur le site de l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique, les appels se sont multipliés pour que les Églises responsables ouvrent leurs archives. La congrégation des sœurs Sainte-Anne, qui s’occupait de quatre pensionnats pour Autochtones en Colombie-Britannique a, dans la foulée, accepté d'ouvrir ses archives

Début janvier, la congrégation et le CNVR ont annoncé une nouvelle relation de travail. Le Centre va aider les sœurs de Sainte-Anne à réexaminer leurs dossiers pour trouver de nouvelles informations ou en clarifier certaines à propos de l'administration, du fonctionnement et de l'environnement des pensionnats.

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