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Serge Simon veut être « une voix différente » s’il est élu chef de l’APNQL

Serge Simon.

L'ancien grand chef de Kanesatake Serge Simon, candidat à la chefferie de l'APNQL.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Gabrielle Paul

Candidat à la chefferie de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), le Mohawk Serge Simon souhaite offrir une voix et une approche différentes aux communautés membres de l'organisation.

La candidature de M. Simon, qui a été grand chef de Kanesatake pendant 10 ans, est le fruit de longs mois de réflexion.

Malgré la perte de la dernière élection dans sa communauté, à l'été 2021, il estime maintenant que sa carrière politique n'est pas terminée.

Je pense que j'ai encore beaucoup à offrir aux Premières Nations, affirme M. Simon qui dit également avoir reçu l'appui d'autres chefs du Québec sans mentionner lesquels.

[Pendant les années où j'ai été chef] j'ai participé aux rencontres de l'APNQL et fait face aux problématiques, mais aussi aux succès que les Premières Nations ont eus », ajoute-t-il.

Alors que son opposant, le chef sortant Ghislain Picard, est en poste depuis maintenant 30 ans, Serge Simon veut se présenter comme porteur de perspectives différentes.

« Je veux offrir une différente voix. Je veux me fâcher lorsque c'est requis, mais je ne vais jamais repousser une main tendue avec amitié. »

— Une citation de  Serge Simon, candidat au poste de chef de l'APNQL

Ce que j'offre à mes anciens confrères, avec ma candidature, ce sont de nouvelles idées, souligne-t-il. Il s'agit juste de me donner la chance.

Mettre de l'avant la souveraineté autochtone

Le Québec deviendra une société juste s'il reconnaît et respecte les droits des Autochtones, dit Serge Simon.

Les gens doivent comprendre que les Premières Nations sont prêtes à exercer leur souveraineté avec respect et amitié avec leurs voisins, estime-t-il.

« Il ne faut pas avoir peur de la souveraineté autochtone. Il est possible de vivre en paix, côte à côte. »

— Une citation de  Serge Simon, candidat au poste de chef de l'APNQL

M. Simon croit par ailleurs que, selon ce principe, les Premières Nations ne devraient pas attendre pour exercer leur souveraineté et ne plus considérer les gouvernements comme leurs seuls interlocuteurs.

Si on se considère souverains, pourquoi ne pas s'entendre entre nous afin de signer des traités et créer des partenariats économiques, suggère-t-il.

Miser sur les relations internationales

Pour Serge Simon, le chef de l'APNQL se doit d'être le plus haut diplomate qui représente les Premières Nations du Québec et du Labrador aux niveaux provincial et national, mais aussi international.

Il ne faut pas se limiter à nos relations seulement au Canada, affirme l'aspirant chef qui compte faire entendre les intérêts des Premières Nations aux Nations unies.

La Déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones n'est qu'un mécanisme parmi tant d'autres au niveau international, soutient-il en citant notamment la Déclaration américaine relative aux droits des peuples autochtones de l'Organisation des États américains (OEA).

Pourquoi ne pas s'associer avec différents peuples autochtones en Amérique du Sud?, se demande-t-il.

Les 43 chefs membres de l'APQNL procéderont à l'élection du prochain chef le 25 janvier.

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