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Les Premières Nations se disent exclues de l’aménagement du territoire, Québec réfute

Un lac en partie gelé et couvert de neige.

Les Autochtones se retrouvent dans leur territoire pour s'adonner à plusieurs activités culturelles comme la chasse.

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Radio-Canada

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) déplore le fait qu’un sommet sur l’aménagement du territoire québécois ne tienne pas compte des revendications et des préoccupations des Premières Nations.

Ce sommet se tiendra virtuellement le 27 janvier et, parmi les sujets qui seront abordés, il y aura le développement territorial du Québec, la mise en valeur des patrimoines naturels paysagers, agricoles et bâtis ainsi que les écoquartiers.

Cette annonce en est une de plus qui illustre le manque de sensibilité, voire le mépris du gouvernement de la CAQ à l’endroit de nos territoires, a mentionné le chef régional par intérim, Lance Haymond.

L’APNQL estime que cet événement va à l’encontre des propos tenus en novembre par Andrée Laforest, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation.

Ce rendez-vous du 27 janvier prochain est organisé par différents organismes et se fait dans le cadre du lancement par le gouvernement du Québec d'une grande conversation nationale sur l'urbanisme et l'aménagement du territoire.

Andrée Laforest parle dans un micro lors d'une conférence de presse, en tendant sa main gauche vers l'avant.

La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, a participé au Grand cercle économique organisé par les Premières Nations.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Lors de cette rencontre qui se tenait dans le cadre du Grand cercle économique, Mme Laforest a été questionnée sur la Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires.

Elle s’était engagée à tenir des discussions à un niveau politique spécifiquement avec les Premières Nations sur le sujet considérant l’inconfort de plusieurs communautés autochtones à l’endroit de cette politique développée de façon unilatérale par le Québec, rappelle l’APNQL par voie de communiqué.

Contacté par Espaces autochtones, le ministère de Mme Laforest a tenu à préciser de nouveau que cet événement est une initiative d’organismes regroupés sous les bannières de G15+ et de l’Alliance ARIANE.

Le gouvernement du Québec n’est donc pas en charge de l’organisation ni à l’origine de cette initiative de la société civile, ajoute Bénédicte Trottier Lavoie, attachée de presse de la ministre.

Elle précise également que, dans le cadre de l’élaboration de la première Politique nationale d’architecture et d’aménagement du territoire, le gouvernement du Québec a procédé à deux séries de consultations spécifiques à l’ensemble des communautés autochtones et inuit du Québec en 2021.

Les communautés seront encore consultées prochainement, promet le gouvernement.

Le ministère québécois des Affaires autochtones indique de son côté qu'à la suite du Grand cercle économique, le ministre Lafrenière a proposé la tenue d’une table politique avec l’ensemble des chefs et grands chefs sur les enjeux de territoire. Certains ont déjà répondu préférer la poursuite des discussions bilatérales déjà en cours, ajoute-t-on.

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