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Augmentation importante des cas de COVID-19 dans les communautés cries du Québec

Les services de santé cris rapportaient 519 cas positifs de COVID-19 dans neuf communautés en date du 3 janvier.

Une affiche qui annonce une voie de circulation pour des tests rapides pour la COVID-19 dans une communauté crie de la baie James.

De nombreuses communautés cries ont mis à la disposition de leurs résidents des tests rapides pendant les vacances de Noël et du Nouvel An. Le 3 janvier, 519 cas positifs de COVID-19 avaient été confirmés dans les neuf communautés cries, contre 34 cas le 24 décembre.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Plusieurs communautés cries du nord du Québec sont aux prises avec une importante augmentation des cas de COVID-19 et de la transmission communautaire pour la première fois depuis le début de la pandémie, en mars 2020.

Selon le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la baie James, les chiffres publiés lundi font état de 519 cas positifs de COVID-19, un bond significatif par rapport aux 319 cas signalés le 31 décembre, et une augmentation considérable comparativement aux 34 cas recensés le 24 décembre. De ce nombre, 474 cas sont encore actifs.

Nous sommes actuellement dans une phase critique, a indiqué la grande cheffe du Grand Conseil des Cris, Mandy Gull-Masty, lors d'une rencontre virtuelle d'urgence organisée le 31 décembre, qui a réuni des représentants du gouvernement de la Nation crie, et les responsables de plusieurs entités et chefs des communautés cries de la baie James.

Pour illustrer la rapidité avec laquelle le variant Omicron se propage, le 21 décembre, le Conseil cri de la santé ne rapportait que 11 cas actifs dans les communautés cries, tous liés à des voyages à l'extérieur d'Eeyou Istchee, le nom du territoire traditionnel cri.

« Il est essentiel que nous suivions vraiment les protocoles. Il s'agit d'une maladie hautement contagieuse. »

— Une citation de  Mandy Gull-Masty, grande cheffe du Grand Conseil des Cris,

Le conseil de santé cri a également confirmé que la propagation communautaire se produit maintenant à Eeyou Istchee, ce qui signifie que le lien entre les cas positifs ne peut plus être suivi.

Une course pour réduire la propagation

Le conseil de santé cri a fourni des tests rapides pendant les vacances de Noël, et de nombreuses communautés les ont mis à la disposition de leur population.

Selon la Dre Colleen Fuller, médecin de santé publique et de médecine préventive au Conseil cri de la santé et des services sociaux de la baie James, qui a également participé à la rencontre virtuelle d’urgence, les services de santé cris demandent à toute personne dont le test est positif de contribuer à la recherche des contacts.

Deux hommes tiennent une boîte contenant des tests rapides pour la COVID-19.

Des tests rapides ont été distribués dans plusieurs communautés cries pour identifier les cas positifs de COVID-19.

Photo : Gracieuseté : Conseil de santé cri

Nous avons maintenant plus d'un millier de personnes qui ont été en contact avec une personne positive, a mentionné Mme Fuller, ajoutant que les personnes dont le test est positif sont invitées à prendre la responsabilité de contacter elles-mêmes toutes les personnes avec lesquelles elles ont été en contact, pour leur dire de s'isoler immédiatement et de se faire tester.

En date du 3 janvier, les services de santé comptaient 1460 contacts avec des cas positifs identifiés.

« Nous n'avons tout simplement pas assez de personnel. »

— Une citation de  Dre Colleen Fuller, Conseil cri de la santé et des services sociaux de la baie James

Les dirigeants cris et la santé publique crie ont recommandé aux communautés de revenir à la phase 1 du plan cri de lutte contre la pandémie. Celle-ci interdit les rassemblements à l'intérieur et à l'extérieur, les déplacements intercommunautaires, et n’autorise que les services essentiels.

Communautés en confinement

Le 28 décembre, aucun cas de COVID-19 n'avait été signalé dans la communauté crie d'Eastmain. Le 30 décembre, quatre cas ont été identifiés par des tests rapides, et le 2 janvier, le chef Kenneth Cheezo a pris la parole sur les médias sociaux pour annoncer qu'il y avait 32 cas positifs identifiés – avec des tests rapides et PCR.

« C'est le moment le plus important pour rester dans notre bulle [...], de rester à la maison autant que possible pour réduire le risque et limiter le temps d'exposition. »

— Une citation de  Kenneth Cheezo, chef de la communauté crie d'Eastmain

La communauté d’Eastmain a fermé tous les services, sauf les services essentiels. Ses bureaux seront fermés jusqu'au 5 janvier, et personne n'est autorisé à quitter la communauté ou à y entrer sans autorisation.

Portrait de Kenneth Cheezo.

Le chef de la Nation crie d'Eastmain, Kenneth Cheezo.

Photo :  CBC / Christopher Herodier

Les résidents qui reviennent devront se placer en isolement, quel que soit leur statut vaccinal. La durée de la période d'isolement obligatoire pour les résidents de retour à Eastmain n’est cependant pas encore connue. Seuls les travailleurs des services essentiels sont autorisés à quitter la communauté ou à y entrer.

Les autres communautés cries durement touchées par des éclosions de COVID-19 sont Waswanipi, qui comptait 108 cas positifs le 1er janvier pour une population de 2000 habitants, et Oujé-Bougoumou, qui comptait 64 cas positifs pour une population de seulement 845 habitants. La plus grande communauté crie, Chisasibi, comptait quant à elle 49 cas de COVID-19 le 1er janvier.

Rentrée des classes retardée

Selon Sarah Pash, présidente de la Commission scolaire crie, le retour en classe pour les élèves du primaire, du secondaire et de l'éducation des adultes est repoussé au 12 janvier, et se fera en ligne jusqu'au 26 janvier.

Pour Mme Pash, il est important que les parents et les tuteurs soutiennent réellement les jeunes et les enfants dans leur vie.

« Nous devons nous assurer de prêter attention et de nous concentrer sur les jeunes et les enfants, et leur offrir de l'espoir, de l'amour et de l'optimisme. »

— Une citation de  Sarah Pash, présidente de la Commission scolaire crie

Et s'assurer que nous continuons de partager la force dont ils sont issus, a conclu Mme Pash.

D’après un texte de Susan Bell de CBC Indigenous

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