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Hausse des cas du variant Omicron dans les communautés autochtones

Une femme autochtone se fait vacciner contre la COVID-19

Services aux Autochtones Canada rapportait 62 cas du variant Omicron dans les communautés des Premières Nations dans son plus récent bilan.

Photo :  CBC / Ben Nelms

Radio-Canada

Il y avait 62 cas du variant Omicron signalés dans les communautés des Premières Nations au Canada le 23 décembre, rapporte Services aux Autochtones Canada (SAC).

Le nombre de cas actifs de COVID-19 chez les Premières Nations est resté stable par rapport à la semaine dernière, selon les dernières données de Services aux Autochtones Canada. Selon le plus récent bilan, 986 cas positifs sont rapportés dans ces communautés.

Cependant, le nombre de cas signalés liés au variant Omicron a doublé depuis le 16 décembre.

Depuis le début de la pandémie, 52 630 membres des Premières Nations ont été déclarés positifs à la COVID-19, et 2448 personnes ont été hospitalisées.

Services aux Autochtones Canada dénombre 561 décès.

Situation des variants dans les communautés autochtones

Depuis le début de la pandémie, SAC rapporte 13 564 contaminations à la COVID-19 liées aux variants. Le variant qui a touché le plus grand nombre d’Autochtones est le variant Delta, avec 8124 cas.

Le variant Alpha a quant à lui infecté 3144 Autochtones. Il y aussi eu 2056 cas de COVID indéterminés, avec des caractéristiques de variants préoccupants, indique SAC sur son site web le 23 décembre. Le nombre de contaminations dues au variant Omicron devrait toutefois augmenter dans les prochains jours dans les communautés des Premières Nations.

Cependant, ce bilan n’inclut pas les Autochtones qui vivent hors des communautés ni les membres des communautés Métis et Inuit.

Le Nunavut confiné

Toutes les communautés du Nunavut ont été placées en confinement total en raison de l'augmentation des cas de COVID-19 sur le territoire.

Il y a huit cas actifs au Nunavut : un à Rankin Inlet et un à Sanirajak. Pangnirtung compte un nouveau cas actif, ce qui porte à trois le nombre total de cas dans cette communauté. Iqaluit compte une nouvelle contamination, pour trois cas actifs dans la ville.

Dans un communiqué de presse, le Dr Michael Patterson, administrateur en chef de la santé publique, affirme que ces mesures strictes visent à briser la transmission du virus.

Je demande à tous les Nunavummiut de faire leur part et de suivre toutes les mesures de santé publique, indique le Dr Patterson dans un communiqué.

« Je comprends que cela rendra la période des fêtes plus difficile pour beaucoup, mais c'est nécessaire pour la santé et la sécurité de nos communautés et de nos proches. »

— Une citation de  Dr Michael Patterson, administrateur en chef de la santé publique du Nunavut

Toutes les écoles du Nunavut resteront fermées jusqu'au 10 janvier, ou jusqu'à ce le Dr Patterson les en informe. Les garderies peuvent rester ouvertes pour les enfants des travailleurs essentiels.

Tous les bureaux du gouvernement sont fermés, ainsi que les commerces non essentiels. On ne sait pas si les employés du gouvernement du Nunavut travailleront à partir de leur domicile après la fin des vacances le 3 janvier.

Il est conseillé à toute personne qui arrive au Nunavut en provenance de l'extérieur du territoire et qui n'est pas triplement vaccinée de s'isoler pendant 14 jours dès son entrée sur le territoire.

Les déplacements à l'intérieur et à l'extérieur de Rankin Inlet seront limités uniquement aux raisons essentielles.

Les résidents de Rankin Inlet peuvent rentrer chez eux, et les travailleurs essentiels peuvent également se rendre dans la communauté, mais avec une lettre d'exemption de leur employeur ou d’un responsable de la santé publique.

Les déplacements sont également restreints à Pangnirtung et à Iqaluit.

Le maire de Sanirajak, Jaypeetti Audlakiak, a déclaré à la CBC que le cas positif provenait d'un passager d'Iqaluit qui est arrivé dans la communauté hier.

Réduisez les contacts, restez à la maison, demandent les chefs du Manitoba

L'équipe d'intervention en cas de pandémie des Premières Nations de l'Assemblée des chefs du Manitoba exhorte les membres des Premières Nations vivant dans les centres urbains à reconsidérer leurs déplacements dans leurs communautés d'origine pendant les vacances.

La période des fêtes sera plus calme que prévu, mais c'est notre meilleure chance de prévenir les épidémies dans nos communautés au cours des deux prochaines semaines, a déclaré la Dre Marcia Anderson, responsable de la santé publique de l'équipe d'intervention, lors d'une conférence de presse jeudi.

La situation est particulièrement préoccupante au Manitoba, où jusqu'à un tiers des cas actuels de COVID-19 dans la province pourraient être liés au variant Omicron du virus.

« Omicron a complètement changé les règles du jeu. Il y a très peu de choses que nous pouvons faire pour [...] arrêter sa propagation en raison de son degré de transmissibilité. »

— Une citation de  DreMarcia Anderson

Melanie MacKinnon, qui dirige les opérations cliniques de l'équipe d'intervention du Manitoba, a abordé la fatigue pandémique au cours de la conférence de presse, et a ajouté que l'équipe s'attend à la plus grande vague de cas qu'elle ait connue jusqu'à présent au cours de la pandémie.

L'équipe continue de demander aux gens de se faire vacciner, qu'il s'agisse de la première, de la deuxième ou de la troisième dose, dans le but de freiner la propagation de la COVID-19.

Mme Anderson a mentionné en conférence de presse que les gens devraient envisager de prendre soin de leur santé mentale pendant les vacances, et a encouragé les gens à pratiquer leurs cérémonies personnelles à la maison. Les promenades à l'extérieur ou les activités comme la pêche sur glace sont encore relativement sûres pendant cette vague continue, a-t-elle ajouté.

Avec des informations de CBC Indigenous

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