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Sept livres sur les réalités autochtones pour le temps des fêtes

Une jeune femme lit un livre dans un décor de Noël.

La lecture permet d'aller à la rencontre des univers autochtones en restant bien au chaud à l'intérieur.

Photo :  Pixabay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour terminer l’année 2021, l’équipe d’Espaces autochtones vous propose des lectures pour en apprendre davantage sur les réalités autochtones, tout en douceur, en entrant dans leur univers. Dans un esprit de rapprochement des peuples, voici une liste de sept ouvrages écrits par des auteurs et autrices tant autochtones qu’allochtones, qui pourront vous accompagner lors de vos soirées du temps des fêtes, voire tout au long de votre vie.


Le chant de Corbeau et Le chant de Célia, de Lee Maracle

Les couvertures des livres Le chant de corbeau et Le chant de Celia.
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Deux livres marquants de l'autrice Lee Maracle, originaire de la Première Nation Sto:lo.

Photo : Éditions Mémoire d'encrier

La romancière, poète, essayiste et scénariste Lee Maracle nous a quittés en novembre dernier. On peut découvrir en français cette autrice exceptionnelle issue de la communauté Stó:lō, en Colombie-Britannique, grâce à deux de ses romans publiés aux éditions Mémoire d’encrier : Le chant de Corbeau et Le chant de Célia.

Avec une écriture envoûtante, Lee Maracle montre sans fard le fossé entre les communautés autochtones et leurs voisins blancs, ainsi que l’importance pour les Premières Nations de préserver leurs savoirs et leurs traditions.

Suggestion de notre secrétaire de rédaction Isabelle Montpetit


C’est le Québec qui est né dans mon pays, d'Emanuelle Dufour

Couverture du livre C'est le Québec qui est né dans mon pays. Illustration d'une famille autochtone.

C'est dans le cadre de son projet doctoral de recherche-création que l'autrice québécoise Emanuelle Dufour a écrit et dessiné « C'est le Québec qui est né dans mon pays! ».

Photo : Éditions Écosociété

C’est de loin la meilleure bande dessinée qu’on ait lue en 2021. Dans cet ouvrage très riche, aussi bien sur le fond que sur la forme, l’anthropologue et bédéiste Emanuelle Dufour raconte comment, en Nouvelle-Zélande, une fillette maorie lui a fait prendre conscience qu’elle connaissait bien peu les peuples autochtones du Canada.

Pourtant ses études l’avaient amenée à rencontrer des peuples indigènes aux quatre coins de la planète. Sa quête pour remédier à cela donne une œuvre admirable qui intéressera aussi bien Autochtones qu’allochtones. À l’heure d’une réconciliation souhaitée et souhaitable, ce genre d’ouvrage est une porte d’entrée vers la compréhension de l'autre.

Suggestion de notre journaliste Mathias Marchal


Nish, d'Isabelle Picard

Couverture du livre Nish. Illustration de deux jeunes en motoneige.

« Nish - Le Nord et le Sud » est le premier roman jeunesse de l'autrice huronne-wendat Isabelle Picard.

Photo : Édition Les Malins

L’auteur et poète David Goudreault a déjà dit ceci en entrevue : Il n’y a pas d’âge maximum pour lire un livre jeunesse. Pour ce livre jeunesse de l’autrice huronne-wendat Isabelle Picard, cette citation ne pourrait être plus vraie.

Nish - Le Nord et le Sud raconte le quotidien de jeunes Autochtones qui vivent à Matimekush, communauté innue voisine de Schefferville. Par ce récit, le lecteur prend conscience de l’importance et de l’influence qu'a sur nos vies le territoire sur lequel nous sommes nés et dans lequel nous habitons.

En innu-aimun, Nish veut dire deux. Tout au long du roman, on constate les dualités entre le territoire et la ville, entre les Autochtones et les non-Autochtones. Ce roman permet d’entrer doucement dans un univers pour mieux le comprendre et le respecter.

Suggestion de notre journaliste Véronik Picard


Décoloniser le Canada, d'Arthur Manuel

Couverture du livre Décoloniser le Canada.

« Décoloniser le Canada » de l'auteur et militant autochtone de la nation Secwepemc Arthur Manuel.

Photo : Éditions Écosociété

Ce livre nous invite à réaliser ce qui a été fait, autant par les militants autochtones que par les politiques gouvernementales, depuis des dizaines d’années. C'est une lecture nécessaire pour comprendre l’actualité. Elle rappelle aussi à quel point depuis un siècle, voire plus, les revendications des peuples n’ont guère changé.

En 1926, une délégation s'était rendue à Londres pour réclamer d'être consultée sur les droits territoriaux! En réponse, Ottawa avait resserré le contrôle de la vie des Autochtones.

Et que réclament les peuples autochtones encore en 2021? D’être réellement consultés, mais aussi que leurs droits territoriaux soient reconnus. D’ailleurs, le nouveau ministre des Relations Couronne-Autochtones, Marc Miller, a fait des ententes territoriales son cheval de bataille pour les prochaines années.

La force de ce livre provient surtout du récit. En écrivant au je, Arthur Manuel, par le récit de sa vie, nous amène à vivre et parfois considérer avec un éclairage différent les grands moments de l’histoire. Car le leader et militant autochtone de la nation Secwepemc et son père sont des figures importantes de la lutte pour les droits et ont consacré leur vie à la cause politique.

Suggestion de notre journaliste Marie-Laure Josselin


Chauffer le dehors, de Marie-Andrée Gill

Page couverture du recueil Chauffer le dehors.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La poète Marie-Andrée Gill est une Ilnue originaire de la communauté de Mashteuiatsh.

Photo : Radio-Canada

Avec sa poésie qui pige sa force à la fois dans la grandeur du Nitassinan et l'intimité des petits gestes de tous les jours, Marie-Andrée Gill propose une écriture qui agit comme une vieille couverture de laine dont on refuse de se séparer : réconfortante, chargée d'amour et de souvenirs, mais aussi rugueuse et trouée par endroits. À lire devant le foyer au chalet, ou confortablement assis dans un banc de neige en pleine forêt, à haute voix pour en découvrir toute la puissance.

Publié en 2019 aux éditions La Peuplade, Chauffer le dehors est le troisième ouvrage de cette autrice ilnue originaire de Mashteuiatsh.

Suggestion de notre édimestre Jean-François Villeneuve


Decolonizing Education, de Marie Ann Battiste

Couverture du livre Décoloniser l'éducation.

L'autrice Marie Ann Battiste est originaire de la Première Nation Potlotek en Nouvelle-Écosse.

Photo : Éditions Purich

Ce livre de l’autrice Marie Ann Battiste, de la Première Nation Potlotek en Nouvelle-Écosse, aborde les modèles d’éducation occidentaux présents partout dans la société canadienne. Cette façon d’enseigner a une incidence directe sur les communautés autochtones qui assimilent dès un jeune âge des valeurs et des connaissances fondées sur un modèle très eurocentriste.

Ce droit à l’éducation est en effet un droit fondamental pour tous les citoyens canadiens. Cependant, on peut se demander pourquoi les connaissances théoriques européennes devraient être davantage valorisées que les connaissances pratiques des Autochtones.

Celle qui travaille comme professeure au Département des fondations éducatives à l'Université de la Saskatchewan propose un modèle qui intègre les deux modes de pensée qui pourrait bénéficier autant aux Premières Nations, Métis et Inuit qu’aux Canadiens.

Suggestion de notre secrétaire de rédaction Guy Bois

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