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Barbara Kaneratonni Diabo remporte un prix d’interprétation en danse

Barbara Kaneratonni Diabo avec des cerceaux.

Originaire de Kahnawake, Barbara Kaneratonni Diabo remporte le prix d'interprétation au Grand Prix de la danse de Montréal 2021. Elle est la première membre des Premières Nations à recevoir cette distinction.

Photo : Mario Faubert

Radio-Canada

La danseuse mohawk de Kahnawake Barbara Kaneratonni Diabo a remporté le prix dans la catégorie interprétation au Grand Prix de la danse de Montréal 2021. Elle est la première Autochtone à recevoir cette distinction.

Barbara Kaneratonni Diabo se dit vraiment fière parce qu’elle a travaillé fort, a-t-elle raconté à l’émission Kuei! Kwe! samedi. [Mes ancêtres] n’avaient pas le droit de danser, [alors] je me sens moins invisible, a-t-elle poursuivi.

Chorégraphe et interprète, Barbara Kaneratonni Diabo fait de la fusion des genres de danse sa principale ligne directrice. Son plus récent spectacle, Sky Dancers, rend hommage non seulement à l’histoire de Kahnawake mais aussi à sa famille. Il reprend le fil de la construction du pont de Québec et de son effondrement, survenu en 1907, qui a tué 76 travailleurs, dont 33 membres de la communauté de Kahnawake, y compris son arrière-grand-père.

Ça a touché toute la communauté, a-t-elle ajouté. Elle a voulu montrer la résilience et comment les femmes ont rebâti la communauté.

Barbara Kaneratonni Diabo salue le fait que de plus en plus de diffuseurs essaient de comprendre et de faire de la place aux danses autochtones et aux danseurs et danseuses. Il reste du chemin à faire, croit-elle, mais les Autochtones occupent de plus en plus leur place.

Nous sommes les hôtes du territoire, pourquoi on n’est pas partout? Elle espère que tout le monde partage l’espace, puisque les Autochtones partagent [déjà] leur territoire.

Honorer les ancêtres

Dans le cadre de son travail de danse, Barbara Kaneratonni Diabo essaie de réconcilier les aspects cérémoniels des danses avec les aspects scéniques. Je fais attention à ce que je mets sur la scène, la cérémonie et le spectacle. J’essaie d’honorer les ancêtres, a-t-elle mentionné.

Elle collabore avec l’organisme « Danse sur les routes du Québec », où elle agit en tant que responsable des danses autochtones et issues de la diversité. À ce titre, elle essaie d’éduquer, d’ouvrir les horizons sur les danses autochtones et de sortir d’un schème eurocentriste. Elle veut exalter les programmes et susciter un respect mutuel par la danse.

C’est dans les pow-wow, vers l’âge de 19 ans, que Barbara Kaneratonni Diabo a trouvé sa vocation, même si elle faisait du ballet classique depuis l’âge de quatre ans. Grâce au son du tambour, elle s’est sentie transportée. Le tambour représente le battement du cœur de la terre.

Toutes les cultures dans le monde ont eu un tambour; ça fait se connecter avec la terre. Le tambour a un pouvoir magique, a-t-elle ajouté.

Le prix d’interprétation du Grand Prix de la danse de Montréal est assorti d’une bourse de 10 000 $.

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