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Un discours du Trône qui ne convainc qu’à moitié

Le premier ministre Justin Trudeau est assis près de la gouverneure générale Mary Simon.

La gouverneure générale Mary Simon a prononcé le discours du Trône au Sénat à Ottawa, le mardi 23 novembre 2021.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Si le discours du Trône manque d’actions concrètes et d’engagement fort pour l’Assemblée des Premières Nations, l’organisme Pauktuutit Inuit Women of Canada en est plutôt satisfait.

La cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations, RoseAnne Archibald, a souligné un manque d'actions concrètes dans le discours du Trône de la nouvelle gouverneure générale, Mary Simon.

Elle estime qu’il manque aussi un engagement suffisamment fort pour construire un véritable chemin de guérison pour les Premières Nations et pour tous les Canadiens.

« Le discours du Trône d'aujourd'hui devait tracer une voie de guérison pour les Premières Nations et tous les Canadiens, et il n'y est pas parvenu aujourd'hui. »

— Une citation de  RoseAnne Archibald, cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations

La cheffe nationale a rappelé les défis liés au manque de logements pour les Premières Nations, ou encore les difficultés d’accès à une garderie. Nous demanderons des engagements plus fermes et des plans d'action spécifiques dans ces domaines, a-t-elle dit dans un communiqué.

RoseAnne Archibald.

RoseAnne Archibald est restée sur sa faim après le discours du Trône prononcé par Mary Simon.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Du côté de l’organisme Pauktuutit Inuit Women of Canada, qui représente les femmes inuit au Canada, on se réjouit que le gouvernement mette l’accent sur la progression vers la réconciliation, la promotion de l'égalité des sexes et l'accélération des mesures de lutte contre les changements climatiques.

L’organisme rappelle les principaux problèmes à régler pour les Autochtones du pays : le manque d'accès à des soins de santé de qualité, les taux les plus élevés de violence sexiste au Canada et le manque d'aliments sains et bon marché, y compris les aliments traditionnels.

Soulignant la volonté du gouvernement de s’attaquer à la situation précaire des femmes et des membres de la communauté bispirituel, lesbienne, gai, bisexuel, transgenre, queer, en questionnement, intersexe, asexuel et autre, Rebecca Kudloo, la présidente de Pauktuutit, a ajouté dans un communiqué : Les voix et le leadership des femmes inuit doivent être à l'avant-plan de ce travail pour les Inuit aux niveaux national, régional et communautaire.

Elle a aussi rappelé au gouvernement son engagement à mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones le plus rapidement possible.

Mme Kudloo va d’ailleurs rencontrer les ministres nouvellement nommés pour leur faire part des recommandations de Pauktuutit sur les politiques publiques et les programmes essentiels à l'amélioration de la vie des femmes.

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