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Des femmes inuit en situation d’itinérance sonnent l’alarme à l’approche de l’hiver

Des femmes autochtones prennent la parole lors d'un événement, sous la pluie, au square Cabot à Montréal.

Des femmes inuit se sont réunies au square Cabot, à Montréal, pour sensibiliser le public à la situation de l'itinérance chez les femmes autochtones.

Photo :  CBC/Charles Contant

Radio-Canada

Un groupe de femmes autochtones s'est réuni vendredi au square Cabot, à Montréal, pour sensibiliser le public sur les femmes inuit décédées au cours de la dernière année en pandémie.

Elles méritent le respect et l'honneur. Nous devons avoir une voix afin de garder nos voix fortes en tant qu'Inuit et en tant que femmes autochtones, a déclaré Emily Angnakuk, une aînée inuit qui vit à Montréal depuis 13 ans.

Les membres de la communauté de square Cabot disent que sept femmes inuit sont mortes de causes diverses depuis le printemps 2020.

Parmi les défis auxquels les femmes inuit disent être confrontées, il y a la barrière de la langue, la pauvreté, la violence et les dépendances.

Maria Paredes, une travailleuse sociale qui s’occupe de femmes autochtones au square Cabot, mentionne qu'elles veulent un meilleur accès au logement et aux services. Elles veulent simplement vivre dans la dignité, poursuit-elle.

Sur une table, la photo de sept femmes autochtones décédées.

Sept femmes autochtones de la communauté du square Cabot sont décédées depuis le printemps 2020.

Photo :  CBC/Charles Contant

Un porte-parole du ministère des Affaires autochtones du Québec a déclaré à la CBC que le gouvernement du Québec avait investi 3,6 millions de dollars dans les ressources autour du square Cabot.

Cette somme s'ajoute à l'annonce faite par le gouvernement le mois dernier, qui consacre 14 millions de dollars au soutien des personnes autochtones itinérantes.

Cet investissement fait partie du programme gouvernemental de 280 millions de dollars sur cinq ans pour héberger les sans-abri, et pour prévenir l’itinérance parmi les populations à risque partout au Québec.

Dans une déclaration à la CBC, un porte-parole de la Ville de Montréal affirme de son côté qu’elle doublera son financement pour lutter contre l'itinérance.

La Ville veut également créer 23 logements de transition supplémentaires pour les femmes autochtones, selon un communiqué.

Les refuges pour sans-abri subissent des éclosions

Six refuges pour sans-abri à Montréal ont été touchés par des éclosions de COVID-19 au cours des dernières semaines.

Sam Watts, debout et tenant un micro.

Sam Watts est le directeur général de la Mission Bon Accueil.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Parmi les refuges touchés, il y a la Mission Old Brewery, la Mission Bon Accueil et CARE Montréal. Les dirigeants de ces organismes demandent au gouvernement du Québec d'en faire plus pour protéger les sans-abri à Montréal.

Sam Watts, directeur général de la Mission Bon Accueil, affirme qu'à l'approche de l'hiver, Montréal a besoin de 150 places supplémentaires dans les refuges pour répondre à la demande.

L'urgence est incroyable en ce moment, car si nous ne faisons pas quelque chose, si nous ne développons pas un plan B assez rapidement, je pense que nous allons avoir une crise humanitaire sur les bras, poursuit M. Watts.

Dans un communiqué, la Santé publique de Montréal indique qu'il y a actuellement 1227 lits d'hébergement d'urgence, et que 146 lits étaient vacants le 5 novembre. D'autres lits seront disponibles au cours du prochain mois, ce qui portera le nombre total de lits à environ 1550.

Avec les informations de Matt D’Amours, Sharon Yonan-Renold et Jennifer Yoon de CBC News

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