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Les lettres COP26 décorées de feuillages.

Une présentation à l'entrée de la COP26, à Glasgow

Photo : CBC/Stephanie Jenzer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que débute la conférence sur le climat COP26, des délégués de Premières Nations estiment que la communauté internationale doit donner la priorité aux perspectives des peuples autochtones en matière de solutions aux changements climatiques.

Rebecca Sinclair, une Crie de la Première Nation de Barren Lands, au Manitoba, est une analyste de recherche et de politique auprès d'Indigenous Climate Action (ICA), un organisme basé à Winnipeg. Elle fait partie de la dizaine de personnes rattachées à l’ICA qui participent à des actions, des webinaires et des discussions lors de la conférence COP26 à Glasgow, en Écosse.

Son constat quant à la situation actuelle est clair. Je pense que les gens, à l'échelle planétaire, ont besoin d'entendre que peu importe qui élabore les politiques, nous, les peuples autochtones, les gardiens du savoir, les aînés, nous prenons toujours soin de cette terre. Elle estime que l’humanité ne peut que profiter de leurs enseignements.

Rencontre annuelle, la Conférence des parties (COP) est l'organe décisionnel mondial créé au début des années 1990 pour mettre en œuvre la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et les accords climatiques ultérieurs. La Conférence de Glasgow de 2021 sur les changements climatiques, qui débute lundi, en est la 26e édition.

Le savoir autochtone à l’avant-plan

L'un des objectifs de l'ICA lors de la conférence sera l'inclusion des perspectives autochtones. [Nous allons] essayer d'influencer autant que possible les politiques [discutées] pour mettre en valeur les voix autochtones, tout comme notre souveraineté et nos droits, a expliqué Rebecca Sinclair.

Un objectif ambitieux, puisque Mme Sinclair estime que les Autochtones n’ont pas une voix officielle au chapitre des discussions.

Des membres du Indigenous Climate Action (IGA) présents à la COP26. De gauche à droite : Eriel Deranger, Rebecca Sinclair, Jayce Chiblow.

Des membres du Indigenous Climate Action (IGA) présents à la COP26. De gauche à droite : Eriel Deranger, Rebecca Sinclair, Jayce Chiblow.

Photo : Gracieuseté : Rebecca Sinclair

Je pense que c'est ce qui doit être compris sur la scène internationale. Vous recyclez nos propres solutions, tout en nous excluant de la conversation. Déjà [cette façon de faire] peut nuire à [la lutte contre] la crise climatique, a déclaré Mme Sinclair.

Depuis que la délégation de l'ICA dont elle fait partie est en Écosse, ses membres ont pu entrer en contact avec d'autres organisations autochtones et issues d’initiatives locales en provenance des quatre coins de l'Amérique du Nord afin de connaître leurs priorités respectives en matière de changement climatique.

Nous essayons le plus possible d'être informés des actions de chacun, mais aussi de nos objectifs et stratégies et d'y participer, afin de nous assurer d’avoir une voix autochtone unie et collective, a déclaré Sinclair.

Jayce Chiblow, aussi de l'ICA, a souligné être ravie de pouvoir profiter des apprentissages partagés par les autres dirigeants autochtones présents à la conférence.

Anichinabée de la Première Nation de Garden River, dans le Nord de l'Ontario, Jayce Chiblow offre en temps normal des formations aux jeunes afin qu'ils aient une meilleure estime des connaissances autochtones. La jeunesse doit penser aux sept prochaines générations. Il est important d’amener ce point. D'après mon expérience, je n'ai pas vu de gouvernements coloniaux penser [leurs politiques] aussi loin.

Miser sur l'énergie propre

James Harper, un Nehiyaw de la Nation crie de Sturgeon Lake, en Alberta, est un délégué d'Indigenous Clean Energy, un organisme sans but lucratif voué à la participation des peuples autochtones à des projets d'énergie propre.

Durant la COP26, il participera à trois événements et concentrera ses efforts sur le recadrage de la relation entre les peuples autochtones et le secteur de l'énergie propre et durable.

Nous parlerons de la façon dont les projets s'intègrent dans le cadre de l'autonomisation des communautés et de ce à quoi ils devraient ressembler en permettant aux communautés d’y participer dès le début, a-t-il dévoilé.

Il fera entre autres une présentation dans la zone bleue –  un espace réservé aux représentants gouvernementaux et ministres du monde entier – et leur expliquera comment ils peuvent soutenir les initiatives énergétiques autochtones.

Nous discuterons de la façon dont les politiques gouvernementales et financières peuvent aider à la concrétisation de microréseaux énergétiques établis dans des communautés isolées, a expliqué James Harper. Il aimerait d’ailleurs que la communauté internationale s'engage à fond dans le développement de l'énergie propre.

D’après un texte de Lenard Monkman, CBC

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