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Élections fédérales : une invitation à la réconciliation, pense l’APNQL

Le chef de l'APNQL, Ghislain Picard

Le chef de l'APNQL, Ghislain Picard

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les partis fédéraux devront respecter la volonté exprimée par la population canadienne et ne pas faire obstacle à la réconciliation, explique par voie de communiqué Ghislain Picard, le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL).

Il voit d’ailleurs dans les résultats électoraux un pas de plus vers cette réconciliation entre les non-Autochtones et les premiers peuples.

Ghislain Picard s’attend notamment à voir des projets de loi déjà en chantier à la Chambre des communes se réaliser, puisque le Parti libéral de Justin Trudeau formera encore une fois un gouvernement minoritaire. Parmi ceux-ci, M. Picard note des lois sur la santé, sur le caractère essentiel des services policiers autochtones, ainsi que des lois touchant les enfants autochtones et la famille.

Trois cycles électoraux de promesses à remplir

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) espère de son côté que les décisions du prochain gouvernement libéral prendront en compte les enjeux qui touchent directement les femmes issues des communautés métisses, inuit et des Premières Nations.

Elle rappelle qu’il s’agit d’une troisième victoire électorale de suite pour Justin Trudeau, qui a fait des promesses concernant les femmes autochtones lors de chacune des campagnes ayant précédé ses victoires.

Malgré ces victoires successives, les libéraux n’ont pas mis en application [ces promesses] d’une façon qui pourrait répondre aux besoins des femmes et filles autochtones et des personnes LGBTQ2+, selon l’AFAC.

Cette fois-ci, nous les exhortons à prendre au sérieux les enjeux des femmes autochtones, demande l’Association.

L’AFAC compte travailler avec le gouvernement Trudeau pour mettre en place les politiques qu’elle juge nécessaires et urgentes pour qu’un changement intervienne quant à la violence qui continue d’être dirigée envers [les femmes autochtones] ainsi que pour respecter les droits fondamentaux de celles-ci.

Toujours par communiqué, elle dit de plus souhaiter une rencontre avec le premier ministre désigné Justin Trudeau, ainsi qu’avec les chefs des autres partis pour discuter des étapes à franchir pour que la réconciliation devienne une réalité.

Le Québec dans la ligne de mire de l’APNQL

L’élection fédérale dans le rétroviseur, le chef Ghislain Picard de l’APNQL dirige maintenant son attention vers Québec et le gouvernement caquiste de François Legault.

Qualifiant la population québécoise de certainement plus progressiste que le gouvernement provincial actuel, l’APNQL, qui représente 43 chefs de Premières Nations établies au Québec et au Labrador, entend poursuivre la mise en place de son plan d’action contre le racisme et la discrimination.

Plutôt qu’une menace, plutôt que d’y faire systématiquement obstacle, le gouvernement provincial du Québec doit plutôt y voir la clé du développement harmonieux de la société québécoise, poursuit le chef Picard. Une grande nation ne se construit pas en bafouant les droits des autres.

L’APNQL souhaite que le gouvernement Legault mette de côté sa peur du changement et qu’il écoute le message des Premières Nations et celui d’une large partie de la population québécoise quant à la justice sociale et l’engagement envers les futures générations.

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