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L’APNQL exige de Québec un meilleur appui à la police autochtone

Une autopatrouille de la Sûreté du Québec sur une route de campagne.

Une autopatrouille de la Sûreté du Québec sur une route de campagne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) interpelle Québec afin d’obtenir la collaboration du gouvernement pour que les nations autochtones puissent instaurer leurs propres services de police à l’intérieur de leurs communautés.

S’adressant directement à la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, le chef de l’APNQL lui demande d’ailleurs de reconnaître le caractère essentiel de ces corps policiers. Le gouvernement provincial doit reconnaître l’autodétermination des Premières Nations et les compétences de leurs gouvernements, notamment en ce qui a trait à la sécurité publique, estime Ghislain Picard, par voie de communiqué.

Il déplore ce qu’il qualifie de climat de confrontation sur ce dossier entre les autorités gouvernementales et autochtones et appelle à une collaboration efficace et respectueuse.

Cette sortie survient à la suite d’une rencontre réunissant les chefs de l’APNQL, des chefs de police et des directeurs généraux de gouvernements locaux de plusieurs Premières Nations, qui s’est déroulée le 15 septembre. Celle-ci servait entre autres de préparation pour une table politique APNQL-Québec, qui aura lieu le 23 septembre et dont le thème sera la sécurité publique.

Portrait en contre-plongée de Ghislain Picard, interrogé par des journalistes.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.

Photo : The Canadian Press / Jacques Boissinot

Cette rencontre politique sera coprésidée par le chef Ghislain Picard et le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière. En tant que ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault y prendra aussi part.

Un climat d’insécurité

L’APNQL estime qu’un climat d’insécurité règne dans les communautés desservies par la Sûreté du Québec et que plusieurs facteurs, y compris une ingérence alléguée du ministère de la Sécurité publique dans la gouvernance des Premières Nations, mènent à une perte de confiance envers les services policiers qui ne sont pas du ressort des conseils de bande.

Plus tôt cet été, l’APNQL, qui représente 43 chefs de Premières Nations du Québec et du Labrador, avait appuyé le conseil de bande de la Première Nation de Winneway, qui déplorait l’inefficacité du gouvernement du Québec dans le processus de mise en place d’un service de police pour la communauté.

Nos femmes et nos filles, nos enfants, nos aînés ont le droit fondamental de vivre dans un environnement sécuritaire, a rappelé le chef Picard, expliquant que les forces de l’ordre autochtones doivent vivre avec des moyens en deçà de ceux octroyés aux autres services policiers de la province et que les conditions d’emploi y sont souvent défavorables.

Il rappelle que le gouvernement fédéral s’est, pour sa part, engagé à reconnaître les corps policiers autochtones comme un service essentiel.

Le budget fédéral 2021 comportait d’ailleurs des investissements supplémentaires pour appuyer des services de police adaptés à la culture dans les collectivités autochtones.

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