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Itinérance : plus de femmes autochtones dans la rue

Quelques femmes montent l'escalier devant l'édifice de Chez Doris, qui arbore également un panneau indiqué Édifice Carole et Andrew Harper.

Chez Doris, un organisme qui vient en aide aux femmes itinérantes au centre-ville de Montréal.

Photo : David Lewis Sternfeld

Radio-Canada

À Montréal, le nombre de femmes autochtones en situation d'itinérance a augmenté pendant la pandémie, constate la directrice générale du refuge pour femmes Chez Doris.

Le refuge lançait par ailleurs mardi la plus grande campagne de financement de son histoire.

L'organisme cherche à amasser 15 millions de dollars, dont la majorité a déjà été récoltée, afin de répondre aux besoins des femmes vulnérables de la métropole.

Chez Doris espère, avec ce financement, pouvoir diversifier son offre de services et ouvrir deux nouveaux centres d'hébergement en 2022.

C'est qu'entre avril 2020 et mars 2021 le nombre de femmes se rendant au refuge a doublé.

Alors qu'elles étaient environ 400 à s'y rendre avant la pandémie, elles sont maintenant 875 femmes itinérantes à être accueillies au refuge Chez Doris. Et les femmes autochtones, particulièrement les femmes inuit, y sont surreprésentées, puisqu'elles constituent 26,6 % des femmes qui reçoivent de l'aide de l'organisme.

Les Autochtones, en général, sont une minorité, mais pas dans le cas de l'itinérance, remarque la directrice générale du refuge, Marina Boulos-Winton. Les femmes qui sont itinérantes depuis le début de la pandémie sont surtout des femmes autochtones.

Marina Boulos-Winton, directrice générale du refuge de jour pour femmes en difficulté Chez Doris, un organisme montréalais.

Marina Boulos-Winton, directrice générale du refuge de jour pour femmes en difficulté Chez Doris, un organisme montréalais.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Les Autochtones en situation d'itinérance davantage marginalisées

Si davantage de femmes autochtones se sont retrouvées en situation d'itinérance pendant la pandémie, c'est qu'elles se trouvent plus souvent dans des situations précaires, d'après Marina Boulos-Winton.

Elles sont beaucoup plus marginalisées, dit-elle. C'est plus difficile pour elles de trouver du logement, elles sont beaucoup plus victimes de violence de la part de gens qui misent sur leur vulnérabilité, elles sont beaucoup plus affectées par la pauvreté et la toxicomanie.

Si l'offre de service de Chez Doris a dû être modifiée pendant la pandémie, notamment pour respecter les mesures sanitaires, des services spécifiques pour les femmes autochtones sont cependant toujours maintenus.

On continue d'avoir une intervenante qui travaille spécifiquement avec les femmes inuit, nous avons également une intervenante qui continue de travailler avec elles par rapport à leurs finances et nous continuons aussi notre programme dans lequel on essaie de loger des femmes autochtones, énumère la directrice générale de l'organisme.

La survie du programme de logement, qui a permis d'aider 70 femmes et 46 enfants autochtones, n'est par contre pas encore assurée.

Ce programme a du financement du gouvernement fédéral jusqu'à la fin mars, explique Mme Boulos-Winton. Nous devons donc attendre de voir ce qui va arriver à ce programme au printemps, dépendamment du gouvernement que nous aurons.

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