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« Le colonialisme est clairement bien vivant dans ce pays! », dit l’AFAC

Lynne Groulx pose devant l'objectif.

Lynne Groulx est la PDG de l'Association des femmes autochtones du Canada.

Photo : AFAC

C’est un homme, il n’est pas autochtone, mais il a pourtant été nommé à la tête du Secrétariat pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Une décision qui ne passe pas auprès de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), qui exige son remplacement.

On ne comprend pas comment c’est possible, laisse tomber Lynne Groulx, cheffe de la direction de l’AFAC lors d’une entrevue.

Elle raconte qu’elle a appris la nomination de Bruno Steinke en prêtant attention à sa signature de courriel qui mentionnait son nouveau titre.

Nous avons tout de suite réagi. C’est choquant de savoir qu’il y a une nomination comme ça, dit-elle. Il existe un rapport (celui de l’ENFFADA) qui dit qu’on doit être impliqué pour les décisions qui nous concernent et voilà que le ministère engage ce monsieur. Ce n’est pas personnel, mais la question des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées est sensible, dit-elle encore.

Dans une lettre envoyée mercredi à Carolyn Bennett, la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Mme Groulx a exigé de connaître les raisons de la nomination de Bruno Steinke au poste de directeur général du Secrétariat des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.

Nous ne voyons pas comment une personne qui n'est ni une femme ni une personne autochtone peut avoir des relations avec les organisations autochtones et les femmes et filles autochtones lorsqu'il s'agit d'aborder la violence que ces dernières ont subie, écrit Mme Groulx dans cette missive pour laquelle elle n’avait pas reçu de réponse au moment de publier ces lignes.

Il est clair que vous avez l'intention de faire ce que vous pensez être juste, mais pas ce qui est juste pour les femmes, les filles et les personnes de genre différent autochtones. Le colonialisme est clairement bien vivant dans ce pays!, dit-elle encore.

Mme Groulx va même plus loin et parle de cette nomination comme d'une insulte pour les femmes. Son organisme exige qu'une femme autochtone soit placée à ce poste important.

Contacté à ce sujet, le ministère de Mme Bennett a expliqué que le poste qui dirigera le Secrétariat des FFADA n’a pas été doté de façon permanente. Le processus de nomination permanente est en cours.

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