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Les femmes inuit veulent être partie prenante des décisions d'Ottawa

Portrait de Rebecca Kudloo, la présidente de l'organisme national pour femmes inuit Pauktuutit.

Le présidente de l'organisme national pour femmes inuit Pauktuutit, Rebecca Kudloo.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que la campagne électorale bat son plein, l'organisation qui représente les femmes inuit au Canada demande aux chefs des partis fédéraux de s'engager à consulter celles-ci pour toutes les décisions qui les touchent directement, en particulier lorsqu'il s'agit de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).

[L’organisme pour femmes inuit du Canada] Pauktuutit s'attend à ce que les femmes inuit participent à part entière à l'élaboration du plan d'action pour la mise en œuvre de la Loi sur la DNUDPA au cours des prochains mois, affirme dans un communiqué de presse la présidente de l’organisme, Rebecca Kudloo.

Par contre, nous exigeons l'assurance de tous les chefs de parti que les femmes inuit auront une voix paritaire sur la façon dont la DNUDPA sera mise en œuvre par chaque ministère et organisme fédéral.

La DNUDPA a été adoptée par les Nations unies en 2007. Elle comprend 46 articles qui affirment les droits des peuples autochtones sur une panoplie de sujets, de la langue à la culture, en passant par l’exploitation des ressources naturelles.

Au Canada, le projet de loi C-15 a été présenté par le gouvernement libéral en décembre 2020 et a reçu la sanction royale le 21 juin dernier. Il exige que la loi au Canada soit conforme aux droits énoncés dans la DNUDPA.

La mise en œuvre de la DNUDPA a été demandée à la fois par la Commission de vérité et réconciliation CVR), créée pour examiner l'héritage du système des pensionnats au Canada, et par l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), qui s’est penchée sur les causes systémiques de toutes les formes de violence contre les femmes autochtones au pays.

Plan d'action

Avant la tenue d’élections anticipées, le gouvernement fédéral s'est fixé un délai d’un maximum de deux ans pour élaborer un plan d'action visant à mettre en œuvre la Déclaration.

Le gouvernement s'est engagé à collaborer avec les partenaires autochtones sur le plan d'action, y compris les organisations, les titulaires de droits, les traités modernes et les nations autonomes, les organisations de femmes et de jeunes, les Autochtones 2ELGBTQQIA+, les Autochtones en milieu urbain et d'autres groupes impliqués dans ce domaine.

Mardi, Pauktuutit a de plus demandé que les femmes inuit soient spécifiquement incluses dans les travaux en cours en lien avec le plan d’action issu de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).

Le rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées, intitulé « Réclamer notre pouvoir et notre place ».

Le rapport de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées, intitulé « Réclamer notre pouvoir et notre place ».

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Le plan d'action de l’ENFFADA a été publié en juin, un an après le dépôt du rapport final de ses travaux. Rebecca Kudloo veut une assurance que les femmes inuit pourront avoir un rôle de leadership dans le processus.

[Elles] sont les meilleures pour connaître les solutions afin d’assurer notre propre protection, estime la présidente de Pauktuutit. Nos expériences, nos priorités et nos idées doivent éclairer chaque élément de la mise en œuvre du plan.

Parmi les autres priorités électorales pour les femmes inuit, l’organisme Pauktuutit souligne un besoin de financement supplémentaire pour les refuges et les logements de transition, ainsi qu’un meilleur accès aux services de sages-femmes inuit et de services de santé.

D'après un texte d'Eilís Quinn, Regard sur l'Arctique

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