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Une Journée internationale des peuples autochtones marquée par les pensionnats

Plus de 476 millions d'Autochtones vivent dans 90 pays. C'est 6,2 % de la population mondiale.

Deux personnes en pleurs.

À Montréal, des milliers de personnes se sont rassemblées pour honorer la mémoire des victimes des pensionnats pour Autochtones.

Photo : AFP / Andrej Ivanov

Ismaël Houdassine

La Journée internationale des peuples autochtones est cette année hantée par les récentes découvertes des restes de milliers d’enfants sur les terrains d’anciens pensionnats. Le premier ministre Justin Trudeau a reconnu lundi « les effets dévastateurs » sur les Autochtones de ce système en place pendant des décennies.

Même si M. Trudeau a indiqué dans une déclaration officielle qu’il restait encore beaucoup de travail à accomplir pour faire avancer la réconciliation, il s’est dit déterminé à soutenir les communautés autochtones, notamment les survivants et les familles.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, est également revenu sur les pensionnats, précisant que les découvertes de sépultures anonymes continueront d’être une épreuve douloureuse pour les Autochtones qui aura des répercussions sur plusieurs générations.

M. Picard a appelé les autorités à amorcer une réflexion sur ce pan de l’histoire qui n’est pas glorieux dans un pays considéré comme une terre de liberté et de respect des droits de la personne.

De son côté, la nouvelle gouverneure générale du Canada, Mary Simon, première Autochtone à occuper ce poste, a lancé un message d’unité.

Prenons la résolution de travailler ensemble et de nous soutenir mutuellement, alors que nous empruntons la voie de la guérison et prenons conscience de la véritable histoire de notre pays, a-t-elle dit.

« Je vous invite à joindre votre voix à la mienne pour veiller à ce que la réconciliation devienne une valeur fondamentale qui nous définit en tant que Canadiens et Canadiennes, un principe commun renouvelé qui nous guide vers un Canada plus juste et équitable. »

— Une citation de  Mary Simon, gouverneure générale du Canada

L’ONU propose un nouveau contrat social

Bouleversements climatiques, inégalités économiques, pandémie mondiale : les peuples autochtones sont confrontés à de multiples défis.

Pour la Journée internationale des peuples autochtones, l’Organisation des Nations unies (ONU) a invité les sociétés du monde à sceller une sorte de contrat social contre l’exclusion, seule garantie, d'après elle, pour assurer l’égalité des chances.

Car, toujours selon l’ONU, aux quatre coins du monde, les peuples autochtones continuent d’être chassés de leurs terres, marginalisés des activités politiques et économiques, et ont vu leurs cultures et leurs langues dénigrées.

Avec le thème Ne laisser personne de côté : les peuples autochtones et l'appel pour un nouveau contrat social, la Journée internationale des peuples autochtones est l’occasion pour l’organisation de souligner que la réconciliation passe par la participation des peuples premiers aux prises de décision.

« Malgré l'existence d'instruments internationaux pour répondre à ces inégalités, tous ne sont pas impliqués dans ce processus. Il est donc nécessaire de construire et de redéfinir un nouveau contrat social qui soit l'expression de la coopération pour l'intérêt social et le bien commun de l'humanité et de la nature. »

— Une citation de  L'Organisation des Nations unies

À ce titre, Justin Trudeau a affirmé que le racisme systémique et la discrimination empêchent l’épanouissement des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Le nouveau contrat social proposé par l’ONU est d’après le premier ministre une opportunité de dialogue et de collaboration dans le cadre d’une véritable relation de nation à nation.

Le Canada a été bâti sur le territoire ancestral des peuples autochtones, a ajouté M. Trudeau. Nous devons regarder nos erreurs en face, en tirer des leçons et nous efforcer de corriger les torts du passé et d’aujourd’hui.

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