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Le festival international Présence autochtone récompense 11 films

Une actrice du film dans la forêt.

« A ultima floresta » du réalisateur brésilien Luiz Bolognesi

Photo : Présence autochtone

De la Nouvelle-Zélande jusqu’au Canada, en passant par l’Amérique du Sud, les premiers peuples produisent des films qui dépeignent les réalités actuelles des cultures autochtones à travers le monde. Sur une soixantaine de métrages, 11 films se sont démarqués et ont été récompensés dimanche lors de la cérémonie de remise de prix de la 31e édition du festival international Présence autochtone.

La réalisatrice mohawk Roxann Whitebean reçoit le prix Main Film de la relève autochtone pour son documentaire Haudenosaunee Canoe Journey. Un Onondaga y entreprend un voyage avec sa fille sur les chemins d’eau qui reliaient les nations iroquoises.

Je veux rendre nos histoires vivantes à l’écran.

Une citation de :Roxann Whitebean, réalisatrice mohawk

J’aimerais voir davantage de nos œuvres dans les médias populaires où les budgets et les productions sont plus importants, confie Roxann Whitebean à Espaces autochtones à la suite de la remise de prix.

A febre est le seul long métrage de fiction qui a obtenu un prix. Il s’agit d’un film de la réalisatrice Maya Da-Rin qui raconte l’histoire d’un Autochtone du Brésil de la nation Tukano qui s'installe dans l’un des principaux ports du pays pour y travailler.

L'acteur principal du film.

Le film « A febre » de la réalisatrice brésilienne Maya Da-Rin.

Photo : Présence autochtone

A ultima floresta obtient le premier prix artistique Teueikan. Le réalisateur brésilien Luiz Bolognesi expose une réalité coloniale contemporaine peu connue à l’international : le territoire du peuple Yanomami est contaminé depuis 2019 par des chercheurs d’or qui entrent massivement dans cette zone du Brésil et du Venezuela.

Les images du documentaire Entre fuego y agua ont retenu l’attention du jury qui a décerné le prix de la meilleure direction photo à la cinéaste colombienne Viviana Gómez Echeverry. Elle a voulu mettre à l’écran la réalité d’un jeune garçon adopté qui est la seule personne noire dans la communauté autochtone de Quillasinga, en Colombie.

Deux hommes au bord de l'eau.

« Entre fuego y agua » de la réalisatrice colombienne Viviana Gómez Echeverry.

Photo : Présence autochtone

Deux films se sont démarqués pour le prix social Rigoberta Menchú : le documentaire Ataguttaaluk, de Carol Kunnuk, obtient le 2e prix. Il montre la force mentale et physique des Inuit à travers l’histoire d’une femme inuk qui a survécu à une grande famine dans la communauté d’Igloolik au Nunavut.

Le grand prix revient à Que les paso a las abejas qui documente l’opposition des Mayas de Campeche face à l'agriculture du soya génétiquement modifié par la compagnie multinationale Monsanto qui tue des millions d’abeilles. Ils proposent un modèle de développement durable ancré dans la tradition maya pour, entre autres, sauver l’apiculture traditionnelle.

Pour le président du conseil d’administration de l’organisme Terres en vues, Charles Bender, une porte s’est ouverte pour donner l’occasion aux gens d’écouter les peuples autochtones.

Il n’y a pas d’excuse pour ne pas entendre la voix des peuples autochtones

Une citation de :Charles Bender

On utilise des outils tout à fait modernes pour passer des vérités, des sagesses, des enseignements ancestraux essentiels qui viennent de partout à travers le monde, ajoute M. Bender.

La réalisatrice abénakise Kim O’Bomsawin est récompensée par le prix APTN pour son documentaire Joséphine Bacon : Je m’appelle humain, dans lequel la poétesse fait découvrir des lieux qui ont marqué son passé pour parler d’une génération qui quitte tranquillement la terre mère.

Quchiwato maldito obtient le prix du meilleur documentaire. Le réalisateur péruvien Roberto de la Puente se questionne sur l’éthique des comportements machistes dans la ville de Cusco en suivant un coureur de jupons dans ses activités quotidiennes.

Deux hommes qui dansent à l'extérieur d'une prison.

Le documentaire « Out of State » de la réalisatrice Ciara Lacy.

Photo : Présence autochtone

Dans la catégorie des courts métrages, Nâdu du réalisateur nakota Jarret Twoyoungmen et Liliu du réalisateur néo-zélandais Jeremiah Tauamiti se sont particulièrement distingués.

Y así aparecieron los ríos est pour sa part récompensé par le prix du meilleur film d’animation. Ce dessin animé du Péruvien Miguel Araoz Cartagena raconte une histoire pour enfants propre à la nation Kukuma.

Des mentions spéciales ont été décernées à Lake de la réalisatrice crie Alexandra Lazarowich, Beans de la réalisatrice mohawk Tracey Deer, ainsi qu’à Out of State, qui met en lumière la réalité de détenus autochtones d’Hawaï.

Niap Saunders, artiste inuk, s’est vu décerner la bourse Panorama et le jury a tenu à octroyer des mentions honorifiques aux deux cinéastes anichinabés Craig Commanda et Amanda Roy.

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