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Pensionnats : les recherches de sépultures débutent à Delmas, en Saskatchewan

Des équipes de recherches autour du pensionnat de Delmas.

Le pensionnat de Delmas, également appelé pensionnat pour Autochtones de Saint-Henri ou de Thunderchild, a été en service de 1901 à 1948.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Radio-Canada

À la recherche de sépultures anonymes, un regroupement de Premières Nations en Saskatchewan a commencé à sonder le sol, samedi, autour de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Delmas.

Le Battlefords Agency Tribal Chiefs (BATC), qui représente six communautés des Premières Nations de la région, avait annoncé en juin son intention de mener des recherches dans ce secteur situé à 160 kilomètres au nord-ouest de Saskatoon.

Le BATC s'est récemment associé à SNC-Lavalin pour effectuer des recherches par géoradar sur le site de l'ancien pensionnat situé à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Battlefords.

Trois ingénieurs sondant le sol de l'ancien pensionnat de Delmas.

Des ingénieurs de SNC-Lavalin procèdent à des fouilles sur le terrain de l'ancien pensionnat de Delmas, en Saskatchewan.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Les fouilles ont débuté samedi pendant une cérémonie de purification publique à laquelle ont assisté des survivants des pensionnats et des aînés, tous rassemblés sur le terrain de l'ancienne école en compagnie des actuels propriétaires.

Des conseillers en santé mentale étaient également présents sur les lieux pour offrir de l'aide.

Le pensionnat pour Autochtones de Thunderchild a été géré par l'Église catholique de 1901 à 1948, jusqu'à ce qu'il soit ravagé par les flammes.

La Commission de vérité et réconciliation du Canada avait révélé que l'école était surpeuplée et que plusieurs élèves avaient succombé à la typhoïde, à la tuberculose, mais aussi à la jaunisse et à la pneumonie.

La secrétaire des BATC, Karen Whitecalf, a dit espérer que l'identification prochaine des tombes soit une expérience thérapeutique pour les communautés autochtones touchées et pour la ville de Delmas.

Karen Whitecalf s'exprimant à un micro.

Karen Whitecalf, secrétaire des BATC

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Ce que j'aimerais voir, c'est peut-être les Premières Nations et la communauté de Delmas qui s'unissent pour construire un parc ou un jardin thérapeutique [sur les lieux], un endroit de rassemblement.

Une citation de :Karen Whitecalf, secrétaire des BATC

Notre peuple savait que nos enfants reposaient sur ces terres. Nous l'avons toujours su, a-t-elle poursuivi. Nous ne devrions plus garder de secrets. Donc, nous accueillons tout le monde ici.

Des survivants qui étaient présents la dernière année où l'école était en activité ont déclaré à CBC qu'ils pensaient que l'incendie survenu en 1948 avait pu être déclenché délibérément par des élèves.

Ils ont également confié avoir eu peur de parler leur langue en raison de leurs expériences au pensionnat, et ne désiraient pas en dire davantage sur cette période malheureuse.

Les recherches de samedi constituent la première étape des opérations déployées par le BATC. Cinq autres étapes sont prévues, dont des recherches sur le site la Battleford Industrial School en août ou septembre.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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