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Grand rassemblement pour les enfants autochtones morts ou disparus au Québec

Une main jette du tabac dans une casserole fumante.

Des centaines de familles se recueilleront pour rendre hommage à tous les enfants morts ou disparus après un séjour à l'hôpital. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Plus d’une centaine d’Autochtones ont prévu de se rendre cette semaine au lac Decelles, à une heure du secteur Parent, à La Tuque, en Haute Mauricie, pour commémorer la mémoire des enfants morts ou disparus dans un hôpital québécois. Un événement qui symbolise l’alliance entre les différentes Nations pour demander des comptes au gouvernement québécois.

Des familles atikamekw, anichinabées et innues, essentiellement, ont prévu de s'y retrouver pour quatre jours.

Selon l’un des organisateurs, Pierre-Paul Niquay, certaines familles arriveront même de Pakua Shipu, une communauté située un peu avant Blanc-Sablon, sur la Côte-Nord.

Les familles arriveront dès dimanche soir, mais ce n’est que lundi matin, au lever du soleil, que commenceront les commémorations.

Baptisé Mikoweritamihiwewin, cet événement débutera par une cérémonie des drapeaux, animée par Charles Coocoo, aîné de Wemotaci.

Une entrée solennelle est prévue, durant laquelle les familles déposeront un objet significatif pour chacun des enfants.

Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones, sera sur place mardi et donnera une allocution. Contacté par Espaces autochtones, il a réitéré sa fierté d’être arrivé, en collaboration avec l’opposition, au projet de loi 79.

Ian Lafrenière.

Le ministre des Affaires autochtones du Québec, Ian Lafrenière

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Cette loi devrait permettre aux familles d’avoir un accès plus facile aux archives des hôpitaux pour comprendre ce qui s’est passé à l’époque.

Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, ainsi que Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec, devraient également être présents.

En entrevue, Manon Massé, cheffe de Québec solidaire, dont elle est aussi porte-parole en matière d’affaires autochtones, a assuré qu’elle allait répondre positivement à l’invitation de M. Niquay. C’est important qu’il y ait des témoins, parce que ce sont les gens de ma nation qui ont commis des torts. Moi je suis prête à agir à titre de témoin si ça peut aider à leur guérison, a-t-elle dit.

Le député libéral Gregory Kelley, lui aussi porte-parole en matière d’affaires autochtones, a indiqué qu’un conflit d’horaire l'empêcherait de participer à l’événement. Il a donc préparé une vidéo qui sera diffusée. Nous avons fait notre possible avec le projet de loi pour nous assurer que ça reflète ce que les Autochtones demandent. La recherche de la vérité n’est pas terminée, c’est juste un premier pas, a-t-il dit en entrevue.

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