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Femmes autochtones du Québec quitte l'Association des femmes autochtones du Canada

Viviane Michel en entrevue devant le parlement à Ottawa lors du rassemblement pour rendre hommage à Joyce Echaquan.

Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Les relations étaient déjà tendues entre Femmes autochtones du Québec (FAQ) et l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC). Le cordon est finalement coupé entre les deux organismes.

Cette décision a été prise en mai dernier, mais Femmes autochtones du Québec n’en a informé les médias que jeudi.

Depuis 2020, Femmes autochtones du Québec était exclue de toute participation au conseil d’administration de l’Association des femmes autochtones du Canada, et ce, sans le savoir. Cela a grandement contribué à détériorer davantage la relation entre les deux organisations, qui était déjà fragile, indique Femmes autochtones du Québec dans un communiqué de presse.

Une affirmation que réfute totalement l’Association des femmes autochtones du Canada. Mary Hannaburg, membre de l'exécutif de Femmes autochtones du Québec , demeure membre du conseil d'administration de l'Association des femmes autochtones du Canada et a continué à recevoir les avis, les ordres du jour et les documents de chacune des réunions du conseil d'administration tenues depuis la suspension de Mme Michel, explique l’avocat de l’organisme, Edward Mann, dans un courriel.

Il indique également que Mme Hannaburg n’est jamais venue aux réunions alors que sa participation était attendue, et son absence à chaque réunion était inexpliquée et décevante.

À lire le document, Femmes autochtones du Québec donne l’impression que c’est l’Association des femmes autochtones du Canada qui l’a exclue : Nous considérons que Femmes autochtones du Québec aurait dû être informée de cette exclusion en recevant des documents officiels de l’Association des femmes autochtones du Canada décrétant cette nouvelle.

Mme Groulx est debout au milieu de nombreuses grandes enveloppes.

Lynne Groulx et Viviane Michel n'entretiennent pas de bons rapports.

Photo : Association des femmes autochtones du Canada

La Femmes autochtones du Québec estime désormais que l’Association des femmes autochtones du Canada n’est plus assez crédible pour mener à bien sa mission et, par ailleurs, elle assure que plusieurs femmes ont affirmé avoir subi de mauvais traitements venant de l’Association des femmes autochtones du Canada.

Nous devions agir dans l'intérêt de nos membres. L’adoption de cette résolution était nécessaire pour le mieux-être de l’ensemble des femmes et des filles autochtones. Femmes autochtones du Québec continuera à exercer sa mission indépendamment de l’Association des femmes autochtones du Canada, qui vise à promouvoir les droits et les intérêts des femmes autochtones du Québec à la fois sur le plan collectif et individuel. Ainsi, nous porterons la voix de notre organisation dans un climat sain, affirme Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec dans le communiqué de presse.

Leur organisation a choisi de passer à autre chose et nous leur souhaitons le meilleur dans leurs futures entreprises, termine l’avocat Edward Mann de l’Association des femmes autochtones du Canada.

Rappelons que les relations sont tendues depuis un moment entre les deux organismes. Des conflits existaient entre la directrice générale de l’Association des femmes autochtones du Canada, Lynne Groulx, et Viviane Michel.

En août 2019, Mme Groulx avait notamment déposé une plainte pour harcèlement et représailles à l’encontre de Mme Michel.

Puis, en décembre 2019, l'Association des femmes autochtones du Canada a confirmé que Viviane Michel avait été suspendue en raison de cette plainte, ce qui a créé des divisions au sein du conseil d’administration de l’Association des femmes autochtones du Canada.

Contactée par Radio-Canada, Femmes autochtones du Québec n’a pas répondu à nos demandes d’entrevues.

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