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Police communautaire à Kanesatake : les Mohawks tendent une main à Québec

La communauté mohawk de Kanesatake se dit prête à discuter du sujet avec Québec et Ottawa autour d’une table de négociations.

Le grand chef du Conseil mohawk de Kanesatake Serge Otsi Simon.

Le grand chef du Conseil mohawk de Kanesatake Serge Otsi Simon.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le grand chef de Kanesatake, Serge Otsi Simon, toque un peu plus fort aux portes du gouvernement québécois pour réclamer une police communautaire. Il invite les représentants des gouvernements provincial et fédéral à discuter du sujet autour d’une table de négociations.

Le Conseil mohawk de Kanesatake va de l’avant de façon proactive avec la désignation d’une équipe pour siéger à la table des négociations et demeure disponible pour commencer à travailler rapidement sur cette question, indique le grand chef par voie de communiqué, mercredi.

Il assure que l’ensemble de la communauté soutient ce projet, notamment car la Sureté du Québec était très inadéquate pour répondre aux problèmes de sécurité des membres.

Un policier des Peacekeepers au téléphone.

À Kahnawake, une police locale existe: les Peacekeepers.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Pour illustrer sa proactivité, le conseil de la Nation mohawk a également envoyé un plan détaillé de son projet de police communautaire au ministère de la Sécurité publique du Québec, au ministère de la Justice du Canada, ainsi qu’aux ministères des Affaires autochtones fédéral et provincial.

Contacté par Radio-Canada, le cabinet de la ministre québécoise de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a simplement indiqué que des discussions sont déjà en cours sur le sujet.

Geneviève Guilbault

Geneviève Guilbault a évoqué le sujet durant la période des questions qui a suivi une conférence de presse lundi 14 juin.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

En entrevue lundi, le grand chef Simon avait aussi mentionné avoir envoyé trois courriers au ministère, qui sont restés sans réponse.

Des accusés de réception sont émis pour chaque demande envoyée au cabinet de la ministre Guilbault, assure Amélie Paquet, attachée de presse de Mme Guilbault.

Le ministère fédéral de la Justice n'avait pas répondu à nos sollicitations au moment de publier ces lignes.

Cette demande intervient moins d’une semaine après que des fêtards eurent fait du grabuge samedi 12 juin, aux abords et dans la communauté de Kanesatake.

Toutefois, cela fait plusieurs années que le grand chef Simon réclame un corps policier autochtone, composé de membres d’autres communautés mohawks.

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