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Anne Panasuk conseillera le ministre Lafrenière

La journaliste Anne Panasuk au téléphone, au côté d'une image de la communauté de Pakuashipi.

Anne Panasuk avait enquêté sur la disparition de neuf enfants dans la communauté de Pakuashipi, au début des années 70.

Photo : Radio-Canada

Gabrielle Paul

L'ex-journaliste Anne Panasuk est nommée conseillère spéciale pour le soutien aux familles d'enfants autochtones disparus. Il s'agit spécifiquement d'enfants autochtones qui avaient été admis au préalable dans un établissement de santé.

La nomination a été faite mardi après-midi par le ministre des Affaires autochtones Ian Lafrenière.

Elle conseillera le ministre sur les meilleures façons d'appliquer la loi, adoptée jeudi à Québec, qui autorise la communication de renseignements personnels aux familles d'enfants autochtones disparus ou morts après avoir été admis dans un établissement de santé au Québec.

Elle devra également mettre sur pied un comité de suivi et en coordonner les activités.

Anne Panasuk a travaillé pendant près de 40 ans à Radio-Canada, notamment pour l'émission Enquête.

Au cours de sa carrière, elle s'est souvent penchée sur les enjeux touchant les communautés autochtones.

Elle a entre autres traité des cas d'enfants disparus après des séjours à l'hôpital chez les Innus et chez les Atikamekw.

La raison pour laquelle j'ai choisi Mme Panasuk, c'est que je veux lui permettre de terminer le travail qu'elle a fait, la conscientisation qu'elle nous a permis d'avoir au Québec [...] sur cette réalité qui existait, mais qui était peu connue, a souligné le ministre Lafrenière en point de presse.

Nomination d'Anne Panasuk

On veut aider les familles à trouver les réponses, a affirmé Mme Panasuk pendant ce même point de presse. [...] Tout ça, c'est pour aider les familles à retrouver une certaine dignité.

À la retraite depuis l'an dernier, elle a continué d'appuyer certaines familles dans leurs recherches.

On se heurtait toujours aux archives médicales qu'on ne pouvait pas obtenir, explique-t-elle en entrevue téléphonique avec Espaces autochtones. Et ça commence par ça, les archives médicales, afin de savoir si l'enfant est vraiment décédé, il est décédé de quoi, où est-il décédé...

« On a besoin de bons outils et je pense que c'est ce que la loi peut nous donner : des outils pour ouvrir les archives médicales, pour fouiller les archives religieuses, pour que les familles puissent enfin avoir des réponses à leurs questions. »

— Une citation de  Anne Panasuk, en point de presse

La loi 79 donne le pouvoir d'obliger des gens à témoigner, précise Mme Panasuk. Les gens vont avoir l'obligation de répondre et on peut aussi se poser des questions sur quelles étaient les procédures des hôpitaux et qui décidait que l'enfant n'était pas renvoyé dans sa communauté.

Mme Panasuk assure par ailleurs vouloir collaborer avec le Regroupement Awacak qui représente des dizaines de familles autochtones ayant perdu au moins un enfant.

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