•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Courir pour s'entraider », le défi d'un survivant

Un homme est assis sur un banc dans un parc et regarde au loin.

Patrice Dominique, un Ilnu de Mashteuiatsh, s'apprête à relever un défi à la course afin d'amasser des dons pour la Société canadienne du cancer.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Paul

Gabrielle Paul

Patrice Dominique, un Ilnu de Mashteuiatsh, s'est lancé un défi : courir 1033 kilomètres en 10 jours, afin d'amasser 10 000 dollars pour la Société canadienne du cancer. Lui-même survivant du cancer, il souhaite être un exemple d'espoir et de résilience.

Patrice Dominique réalisera ce défi, qu'il a nommé Courir pour s'entraider, à compter du 21 juin, la Journée nationale des peuples autochtones.

Il parcourra donc plus de 1000 kilomètres entre Uashat Mak Mani-utenam, sur la Côte-Nord, et Mistissini, sa communauté d'adoption, dans le Nord-du-Québec.

C'est un défi qui est, avant tout, personnel, confie l'homme de 58 ans.

Il y a 6 ans, M. Dominique a appris qu'il était atteint d'un cancer du rectum qui a nécessité une chirurgie majeure.

Maintenant guéri, il veut pouvoir aider ceux et celles qui doivent surmonter une épreuve similaire.

Je remercie la vie et le créateur pour cette deuxième chance qu'on m'offre. C'est pour ça que, maintenant, je veux essayer d'aider.

Une citation de :Patrice Dominique

M. Dominique veut également lancer un message pour les jeunes des communautés qu'il va traverser.

C'est important d'avoir de bonnes habitudes de vie, dit-il. Nos jeunes doivent être forts physiquement et mentalement pour faire face aux défis de la vie.

Le cancer chez les Autochtones

Plusieurs personnes dans l'entourage de Patrice Dominique ont aussi malheureusement fait face à la maladie.

Une de mes tantes est décédée récemment, une jeune fille que je connaissais a été emportée avant les Fêtes, énumère-t-il. Et un de mes amis, qui devait m'accompagner pour mon parcours en juin, a appris il y a trois semaines qu'il avait le cancer.

Si les études sur le cancer chez les Autochtones du Québec demeurent peu nombreuses, certaines, au niveau national, ont cependant déterminé que les taux de survie étaient plus faibles dans les communautés autochtones que dans le reste du pays.

Des études réalisées en Ontario ont conclu que les membres des Premières Nations étaient plus susceptibles de développer certains cancers et d'en mourir en raison des inégalités  enracinées dans le colonialisme, le racisme et l'exclusion sociale .

Au Québec, l'Institut national de Santé publique (INSPQ) a fait paraître une étude, en 2009, qui concluait que les taux d'incidence et de mortalité en lien avec le cancer chez les Autochtones de la province devenaient plus élevés.

Le sport comme source de motivation

Pour Patrice Dominique, le sport a été une source de motivation alors qu'il était malade.

Plus on est en forme, plus c'est facile de faire face à certaines maladies, constate celui qui travaille comme entraîneur auprès des jeunes.

Le sport a, par ailleurs, toujours été une partie importante de sa vie.

Dès l'enfance, voyant son grand-père parcourir le territoire en canot, M. Dominique s'est impliqué dans de nombreux sports dont le hockey, le volley-ball et l'athlétisme.

Pus tard, il a notamment contribué à la création des Jeux autochtones interbandes et il est toujours impliqué dans leur organisation à ce jour.

Le sport et les saines habitudes de vie constituent également une façon pour lui d'être plus près de ses ancêtres.

Les ancêtres, quand ils parcouraient le territoire, c'était en canot et en portage. Ils étaient vraiment en forme, ils avaient de l'endurance. On l'a dans le sang. On peut remercier nos ancêtres de cet héritage-là, souligne-t-il.

Patrice Dominique invite les gens à le suivre et à l'encourager sur la page Facebook de son défi (Nouvelle fenêtre).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !