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Le grand chef du Manitoba exige une enquête sur la mort d'un détenu autochtone

Portrait de William Ahmo.

William Ahmo, membre de la Première Nation Sagkeeng, est mort le 14 février après ce que la police a qualifié « d’incident » avec des agents correctionnels.

Photo : Darlene Ahmo

Radio-Canada

L'organisation représentant les Premières Nations du sud du Manitoba demande que la lumière soit faite sur le décès de William Ahmo, un détenu autochtone du centre correctionnel de Headingley, mort à la suite de blessures graves, en février.

L'homme âgé de 45 ans et membre de la Première Nation Sagkeeng est mort une semaine après avoir été admis à l'hôpital pour des blessures subies à la suite de ce que la police a qualifié d’incident avec des agents correctionnels, à la prison de Headingley.

L'organisation autochtone Southern Chiefs avait déjà demandé la tenue d'une enquête publique et transparente sur la mort de William Ahmo. Elle dénonçait alors le manque d’informations entourant les circonstances de son décès. De nouvelles informations récemment révélées ont incité l’organisation autochtone à renouveler sa demande.

Nous sommes consternés par ce que nous avons appris et nous nous demandons pourquoi la police qui enquête sur cette affaire met tant de temps à divulguer ces informations, s'est indigné le grand chef de Southern Chiefs, Jerry Daniels.

Corey Shefman, l'avocat de la famille Ahmo, a récemment expliqué au quotidien Winnipeg Free Press que l'altercation impliquant William Ahmo a commencé lorsqu'un agent correctionnel (Nouvelle fenêtre) a fait des blagues racistes à plusieurs reprises devant les détenus.

Cette situation aurait conduit à une dispute qui s'est transformée en un face-à-face de plusieurs heures entre le détenu et le personnel de la prison.

La façon dont la situation a dégénéré demeure encore indéterminée, mais l'équipe d'intervention en cas d'incident grave a été appelée dans l'unité, a raconté Me Shefman au journal, en précisant que William Ahmo n'était pas armé.

Selon sa propre enquête, l’avocat soutient que les événements se sont déroulés devant un certain nombre de témoins et sous le regard des caméras de vidéosurveillance.

J'ai intérêt à connaître la cause de la mort, et nous n'avons pas encore reçu d'information à ce sujet, a déploré le grand chef Jerry Daniels.

Un porte-parole du ministère de la Justice du Manitoba a mentionné que la mort de William Ahmo était soumise à un examen interne afin que soit déterminé si une enquête médico-légale s'impose.

Aucun autre commentaire ne peut être fourni dans la mesure pendant la durée de l'enquête en cours de la Gendarmerie royale du Canada, a souligné le porte-parole.

Une enquête médico-légale ne peut pas mener à des accusations, mais elle examine les circonstances entourant le décès d'une personne afin de prévenir des situations similaires à l'avenir.

D’après les informations de Bryce Hoye de CBC

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