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Des chercheurs micmacs suivent des saumons au-delà des eaux canadiennes

Un biologiste opérant un saumon.

Les chercheurs ont réussi à implanter des dispositifs de suivi dans des douzaines de saumons de l'Atlantique.

Photo : Charlene LaBillois/GMRC

Radio-Canada

Les chercheurs du Gespe’gewaq Mi’gmaq Resource Council (GMRC), à Listuguj au Québec, en partenariat avec d’autres organisations environnementales à travers le territoire micmac, en Atlantique, ont marqué des saumons au moment de leur départ ce printemps et comptent les suivre aussi loin que dans les eaux du Groenland, s’il le faut, pour en apprendre davantage sur leur comportement et leur mode de survie.

Le saumon de l’Atlantique passe une partie de sa vie dans les cours d’eau de l’est du Canada, mais part éventuellement au large, au-delà des eaux canadiennes, pour devenir plus grand et plus gros pour son retour, explique Carole-Anne Gillis, directrice de recherche du GMRC.

Des saumons peuvent passer un ou deux ans au large et nous ignorons beaucoup de ce qui se passe durant cette période. Où sont-ils allés, qu’ont-ils fait, qu’ont-ils mangé?

Avec l’aide de pêcheurs des communautés micmaques, les chercheurs ont attrapé des douzaines de saumons dans la rivière Restigouche et la rivière Nepisiguit, au Nouveau-Brunswick. Les poissons ont ensuite été placés dans une solution d’eau et d’huile de girofle, qui agit comme un sédatif naturel. Les biologistes ont ainsi pu implanter un dispositif de suivi dans chaque saumon.

Un dispositif, d'environ un pouce de longueur, dans une main.

Des douzaines de saumons parcourent les eaux de l'océan Atlantique avec ces dispositifs de suivi.

Photo : Charlene LaBillois/GMRC

C’est génial de pouvoir en apprendre davantage sur le saumon au-delà de ce qu’on connaît ici à Listuguj. Leur passage ici ne représente qu’un petit pourcentage de leur cycle de vie, lance Craig Isaac, un technicien de l’équipe du GMRC.

Mon grand-père était un pêcheur de saumon, ma mère est une pêcheuse de saumon, et je pêche moi-même le saumon occasionnellement, dit-il. Le saumon est une source de nourriture très importante pour les populations micmaques. Ces recherches vont nous permettre de mieux le protéger et peut-être un jour le sauver.

Le projet est financé et organisé, en partie, par Pêches et Océans Canada et le Programme autochtone de gestion des ressources aquatiques et océaniques.

Avec les informations de Nic Meloney de CBC

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