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Quelques mots sur Christine Sioui Wawanoloath

Un détail de l'illustration créée par Christine Sioui-Wawanoloath pour le dossier Autonomie : La grande marche des Autochtones

Un détail de l'illustration créée par Christine Sioui-Wawanoloath pour le dossier Autonomie : La grande marche des Autochtones

Photo : Christine Sioui-Wawanoloath

Radio-Canada

La feuille de route artistique de Christine Sioui Wawanoloath est aussi longue que variée.

L’artiste abénaquise wendat, née dans une famille d’artisans, a fait partie des quelques cohortes de jeunes qui ont étudié dans le premier cégep autochtone du Québec, le collège Manitou. Elle y entreprendra des études d’arts, de photographie et d’histoire, qu’elle poursuivra à Montréal.

Christine Sioui Wawanoloath est, depuis plus de 40 ans, une artiste multidisciplinaire. Peintre et sculptrice, elle fabrique également des bijoux et pratique l’art numérique.

Sans compter qu’elle manie les mots avec bonheur. Auteure de plusieurs romans jeunesse et de pièces de théâtre, elle est aussi conteuse.

C’est à l’illustratrice qu’Espaces autochtones a confié la mission de mettre en lumière son dossier spécial Autonomie – La grande marche des Autochtones.

Pour ce faire, elle s’est inspirée des mythologies abénaquises et wendat soulignées par les couleurs éclatantes qui caractérisent son travail.

L'artiste Christine Sioui Wawanoloath.

L'artiste Christine Sioui Wawanoloath

Photo : Courtoisie / Christine Sioui Wawanoloath

Dans son œuvre, tout est symbolique, nous raconte-t-elle. Voici comment elle décrit son illustration :

« L’humanité est essentiellement composée de femmes et d’hommes. C’est pourquoi un homme et une femme sont évoqués dans l’image qui sert de bandeau. Ils n’ont pas de traits distinctifs, parce que je voulais qu’ils représentent tous les peuples autochtones. C’est aussi pourquoi leurs vêtements n’ont pas de motifs ou de styles particuliers.

« L’ours est connu et honoré par tous les peuples autochtones du Canada. Le loup est aussi emblématique. Il hurle dans cette image pour symboliser la communication verbale.

« L’autre symbole de communication est le tambour porté par la femme. L’homme tient un bâton qui arbore le symbole des quatre directions, cher aux peuples autochtones. La plume d’aigle est un élément spirituel puissant.

« Du côté gauche, on aperçoit la colline des communautés sur leur territoire naturel. L’autre colline représente l’espace urbain où résident des milliers d’Autochtones, par choix ou par nécessité. Les réseaux dans le ciel sont des signes de communication technologique, donc la modernité.

« Le soleil, c’est l’espoir de jours clairs et meilleurs. L’île, c’est notre Île de la tortue, c’est-à-dire ce que l’on connaît maintenant comme l’Amérique du Nord. L’aigle est une présence spirituelle et le poisson symbolise le monde aquatique.

« J’ai choisi des couleurs vibrantes simplement parce que je les aime. »

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