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Une résidence de création proposée aux artistes autochtones

Des livres empilés les uns sur les autres.

Les auteurs autochtones prennent de plus en plus de place dans la littérature canadienne.

Photo : courtoisie: Littérature canadienne

Des organismes souhaitent propulser les jeunes talents issus des communautés autochtones et leur offrent la possibilité de participer, pendant un mois, à une résidence dans l’un des édifices de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ,) à Montréal.

Pas toujours facile pour les jeunes artistes autochtones en devenir de se faire une place dans le milieu artistique. Surtout lorsqu'on vit loin de Montréal. Mais c’est l’objectif que se sont lancé trois organismes, qui se sont regroupés pour proposer cette résidence de création littéraire.

Il s’agit des Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), de BAnQ et Terres en vues.

La récente période historique a entraîné l’exclusion des Premières Nations hors de Montréal, alors que c’est dans la métropole que s’est développée la culture, indique André Dudemaine, directeur des activités culturelles à l’organisme Terres en Vue, qui œuvre au rapprochement interculturel et à la promotion des arts et des cultures des premiers peuples.

André Dudemaine pose devant des éléments décoratifs inspirés de la culture autochtone.

André Dudemaine estime que le centre culturel du Québec est à Montréal et que les jeunes artistes autochtones doivent s'y rendre pour se développer.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Paul

Les artistes ont besoin d’être vus, d’avoir des collaborations, de se faire connaître. Et c’est possible en ayant accès à la métropole, dans laquelle il y a les musées, les théâtres, les bibliothèques, etc., dit encore M. Dudemaine.

Ce projet de résidence s’adresse donc aux Autochtones vivant hors de Montréal, qui ont une appétence pour les arts littéraires. On pense souvent à la littérature, mais ça peut aussi être la poésie, la nouvelle ou même la dramaturgie, précise Justin Maheu, coordonnateur du programme développement de carrière à LOJIQ, un organisme public qui relève du ministère des Relations internationales et de la francophonie du Québec. Il vise à favoriser le développement personnel et professionnel des jeunes adultes de 18 à 35 ans.

Pendant un mois (deux semaines en virtuel et deux semaines en présentiel, mais les plans peuvent évoluer en fonction des consignes sanitaires), deux jeunes Autochtones dont les candidatures auront été retenues pourront réaliser leur projet dans l’un des édifices de BAnQ à Montréal.

Le jury, composé de membres des trois organismes organisateurs, s’attend à ce que les candidats soient des artistes autochtones émergents et passionnés par les arts littéraires. Ils devront être disponibles pour participer aux activités offertes durant toute la période de la résidence, qui devrait commencer aux alentours de la première semaine de juin.

Nous souhaitons représenter la diversité québécoise et diverses formes de littérature, insiste M. Maheu. Ils seront bien encadrés, à en croire M. Maheu.

Ils pourront découvrir l’écosystème culturel de Montréal, profiter des ateliers sur le développement de leur carrière de LOJIQ et des conseils de mentors qui seront spécifiquement choisis pour coller à leur domaine artistique particulier. Ils ne doivent pas avoir peur. On ne leur demandera pas d’écrire un roman de 500 pages. Les ressources affectées seront choisies en fonction de l’avenue que les résidents auront choisie, ils seront épaulés, promet aussi M. Dudemaine.

M. Maheu précise aussi que des aînés participeront à la résidence pour guider les jeunes et LOJIQ les aiguillera pour se trouver un logement. D’ailleurs, les deux heureux bénéficieront d’une indemnité de 3250 $ afin de couvrir notamment les frais d’hébergement et de nourriture. La prise en charge pour le transport jusqu’à Montréal sera aussi assurée à hauteur de 0,36 $ par kilomètre.

À la fin de la résidence, le fruit de leur démarche de création sera présenté à l'occasion du Festival international Présence autochtone en août 2021.

Qui peut participer?

  • Les jeunes âgés de 18 à 35 ans reconnus comme appartenant à la Nation inuit ou à l’une des Premières Nations du Québec. Ils doivent aussi être citoyens canadiens et détenir une carte valide d’assurance maladie du Québec. Ils doivent vivre au Québec, à l’extérieur de l’île de Montréal.
  • Ils doivent avoir une bonne connaissance de la langue française pour profiter de l’encadrement offert par BAnQ.
  • Plus d'informations ici (Nouvelle fenêtre).

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