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Les Innus de Montréal pourront se faire vacciner à Kanesatake

Une femme se fait vacciner par un homme.

Toutes les Premières Nations du Québec ont terminé l'administration des premières doses du vaccin à leurs membres admissibles ou commencent à les administrer.

Photo : Kanesatake Emergency Response Unit

Environ 150 Innus vivant dans la grande région de Montréal seront vaccinés cette fin de semaine dans une clinique de Kanesatake après la signature d'un accord entre cette communauté mohawk et neuf communautés innues du Québec.

Nous pensons qu'ils y ont autant droit que nous, a déclaré Robert Bonspiel, porte-parole de l'unité d'intervention d'urgence de Kanesatake en faisant référence aux Innus de Montréal.

Ce n'est pas parce qu'ils ne vivent pas dans leur communauté sur leur territoire qu'ils ne devraient pas y avoir accès, alors nous sommes heureux de pouvoir les aider, a-t-il encore dit.

La clinique est ouverte les 16 et 17 avril aux membres de Pakua Shipi, Unamen Shipu, Nutashkuan, Ekuanitshit, Uashat mak Mani-utenam, Pessamit, Essipit, Mashteuiatsh et Matimekush Lac-John.

Toutes les Premières Nations du Québec ont terminé l'administration des premières doses du vaccin à leurs membres admissibles ou commencent à les administrer, et certaines ont également entamé l'administration des secondes doses.

Deux femmes dans un centre de vaccination.

La clinique est ouverte les 16 et 17 avril aux membres de Pakua Shipi, Unamen Shipu, Nutashkuan, Ekuanitshit, Uashat mak Mani-utenam, Pessamit, Essipit, Mashteuiatsh et Matimekush Lac-John.

Photo : Kanesatake Emergency Response Unit

Cependant, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec n'a pas accordé la priorité aux Autochtones vivant en dehors des communautés pour recevoir leur injection, alors que le gouvernement fédéral et d'autres provinces l'ont fait.

Le gouvernement fédéral a déclaré que les peuples autochtones du pays seraient prioritaires, mais ce sont les provinces qui ont le pouvoir de décider la façon dont le vaccin sera administré, et le Québec s'est montré difficile dès le départ, a déclaré Ghislain Picard, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Les habitants des centres urbains sont confrontés aux mêmes vulnérabilités que les habitants des communautés et devraient bénéficier d'un accès égal à celui de ces derniers, a dit M. Picard.

Le chef Picard et des représentants de la cellule stratégique de la nation innue ont réuni les communautés pour les sensibiliser à la difficulté d'accès au vaccin pour les Innus vivant dans la région métropolitaine de Montréal.

Selon lui, il est irréaliste pour de nombreux membres de retourner dans leur communauté pour se faire vacciner.

C'est une chance qu'une communauté comme Kanesatake ait trouvé le moyen d'ouvrir ses portes aux autres Premières Nations, d'après M. Picard.

Le mois dernier, la communauté a vacciné un peu plus de la moitié de sa population admissible et a étendu sa clinique à 250 membres des communautés micmaque de Gespeg, Gesgapegiag et Listuguj vivant autour de Montréal.

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