•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le lent chemin du SPVM vers l’embauche de policiers autochtones

Deux officiers du SPVM en train de travailler au Square Cabot.

Pour améliorer ses relations avec les Autochtones, le SPVM a notamment créé le poste d’officier de liaison autochtone. Ce dernier est occupé par Carlo DeAngelis. À sa droite, la constable Patricia Drouin.

Photo : Radio-Canada / Kate McKenna

En 2020, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a embauché quatre nouvelles recrues autochtones. En 2019, ce chiffre s’élevait à sept. Lentement, mais sûrement, la proportion de policiers autochtones augmente dans cette institution montréalaise.

D’après les chiffres communiqués par le SPVM, la part des Autochtones dans ses rangs augmente doucement ces dernières années. Ainsi, en 2018, il comptait 24 policiers autochtones, ce qui représentait 0,5 % des effectifs, tandis qu’il en comptait 34 en 2020, soit 0,75 % des effectifs. La proportion des Autochtones au sein de la population québécoise est de 2,3%.

L’objectif pour les prochaines années (2021-2023) est d’embaucher 12 nouvelles recrues autochtones. Le SPVM n’a pas donné son objectif en ce qui concerne le pourcentage. Malgré les 12 embauches, notons donc que si un nombre de policiers supérieur ou équivalent part, la proportion des effectifs autochtones pourrait baisser ou au mieux demeurer stable.

Ces chiffres ont notamment été dévoilés lors d’un bilan dressé par la Commission de la santé publique de Montréal concernant les mesures prises et à prendre pour lutter contre le profilage racial et social.

Deux hommes patrouillent dans les rues de Montréal en tenue de policiers.

Le CAAM fera passer le nombre de ses intervenants sociaux de deux à quatre au sein de ces patrouilles.

Photo : Courtoisie / SPVM

Le SPVM a entamé une démarche en 2019 qui a pour but d’attirer une main-d’œuvre diversifiée. Une campagne de recrutement sera également lancée prochainement, dans laquelle apparaîtra un policier autochtone du SPVM, indique son service de communications dans un courriel.

Pour faciliter leur intégration, les recrues autochtones sont suivies par un agent recruteur lorsqu’ils entrent au SPVM par l’entremise du Programme AEC Diversité policière, mentionne encore le courriel.

Par ailleurs, le Centre d’amitié autochtone de Montréal (CAAM) doublera ses effectifs au sein des patrouilles conjointes du SPVM qui vont à la rencontre des membres des Premières Nations, des Inuit et des Métis vivant en situation de vulnérabilité à Montréal. Cela devait avoir lieu dès le 1er avril 2021, mais le SPVM a indiqué que finalement ce ne sera que le 1er mai.

Ce doublement d’effectif a été rendu possible par un financement à hauteur de 300 000 $ reçu par le Secrétariat aux Affaires autochtones le 11 décembre dernier.

Le CAAM fera passer le nombre de ses intervenants sociaux de deux à quatre au sein de ces patrouilles.

Dernièrement, plusieurs rapports (l’un réalisé par trois chercheuses de l’UQAM et l'autre par l’Office de consultation publique de Montréal) ont révélé que, malgré ses efforts, le SPVM a encore du pain sur la planche afin d’améliorer ses relations avec les Autochtones et notamment les femmes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !