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Des Aborigènes s'opposent à un projet de barrages en Australie

Deux drapeaux flottent au-dessus d'un pont par une journée ennuagée.

Les drapeaux des Aborigènes et de l'Australie flottent au-dessus d'un pont à Sydney.

Photo : wireimage / Don Arnold

Reuters

Les peuples Puutu Kunti Kurrama et Pinikura (PKKP), dont les grottes sacrées ont été détruites par Rio Tinto l’année dernière, ont rejeté le projet du fondateur de la société minière Fortescue, Andrew Forrest, de construire des barrages le long d’une rivière en Australie occidentale en invoquant les dommages culturels que cela causerait.

L'homme le plus riche d'Australie, Andrew Forrest, qui est le président et le plus grand actionnaire de Fortescue Metals Group, a demandé l'approbation du gouvernement de l'État d'Australie-Occidentale pour construire une série de 10 barrages le long de la rivière Ashburton, afin de contrôler le débit de l'eau traversant ses propriétés agricoles.

Le projet s'est heurté à l'opposition des peuples autochtones de la région et a été rejeté par le ministre des Affaires autochtones, une décision que Andrew Forrest souhaite maintenant annuler.

Les peuples Puutu Kunti Kurrama et Pinikura s'opposent fermement au projet d'Andrew Forrest de construire 10 barrages le long de la rivière Ashburton, ont déclaré les PKKP dans un communiqué publié cette semaine.

Ce qui est largement incompris des connaissances autochtones, c'est que tout impact sur une rivière aura un effet dévastateur et changera à jamais l'écosystème le long de la rivière.

Une citation de :Les peuples Puutu Kunti Kurrama et Pinikura, dans un communiqué

Un porte-parole de la fondation philanthropique d'Andrew Forrest a affirmé à Reuters que M. Forrest avait la volonté de travailler avec les peuples aborigènes pour préserver le patrimoine et le paysage naturel, tout en développant une agriculture durable dans un environnement difficile qui subit actuellement une sécheresse prolongée.

La rivière Ashburton et ses affluents traversent le terrain de nombreux groupes linguistiques du Pilbara et comprennent des sites sacrés, ont souligné les PKKP.

« La création de la rivière par le Warlu (serpent) signifie qu'elle doit être libre de couler et que les poissons et les anguilles peuvent la parcourir. Les histoires de la création ne doivent pas être brisées, et le débit d'eau ne doit pas être bloqué, ou l'Esprit du Warlu affectera les gens tout le long de cette rivière », ont expliqué les PKKP dans le même communiqué.

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