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Les Premières Nations vaccinent, les cas de COVID-19 déclinent

Plus de 103 000 doses du vaccin ont été administrées jusqu'à présent à des membres des communautés autochtones.

Le ministre Miller parle pendant une conférence de presse.

Marc Miller assure que son ministère, Services aux Autochtones Canada, surveille étroitement le nombre de cas de COVID-19 signalés dans les communautés des Premières Nations.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Tandis que la campagne de vaccination a été lancée dans la majorité des communautés autochtones au pays, le gouvernement fédéral constate un déclin des cas de COVID-19 au sein des Premières Nations.

Selon les plus récentes données, 1443 cas actifs sont recensés dans les communautés, ce qui porte le total de personnes infectées depuis le printemps dernier à 20 347. De ce nombre, 18 684 sont rétablies.

Pour l’heure, 931 personnes sont hospitalisées en raison de la COVID-19. En date du 23 février, 220 personnes issues des communautés sont mortes des suites de la maladie, selon Services aux Autochtones Canada.

Le nombre de cas de COVID-19 est toujours élevé au Canada, a souligné le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller. On observe toutefois un déclin des cas de COVID dans les communautés.

Bien qu'aucun cas d'un variant du coronavirus – britannique, sud-africain ou brésilien – n'a encore été détecté chez un membre d'une communauté autochtone, le ministère rappelle la nécessité de respecter les mesures sanitaires afin que la situation se maintienne. Ces variants, plus contagieux, ont été identifiés dans plusieurs provinces.

Nous devons rester vigilants, a mis en garde le ministre Miller. Les nouveaux variants de COVID-19 continuent de représenter une menace pour les communautés.

Nombre de cas dénombrés dans les communautés autochtones, par province :

  • Alberta : 5964
  • Manitoba : 5241
  • Saskatchewan : 5521
  • Colombie-Britannique : 2193
  • Ontario : 858
  • Québec : 560
  • Atlantique : 10

Malgré la diminution des infections, des éclosions continuent de préoccuper la santé publique. Mercredi avant-midi, la Première Nation de Neskantaga, dans le Nord de l'Ontario, a déclaré l'état d'urgence face à l'augmentation des cas de COVID-19 auprès des membres hors réserve. Au total, 6 % de ceux-ci ont récemment été déclarés positifs au coronavirus.

Pendant ce temps, au Manitoba, la Première Nation de Pimicikamak (aussi connue sous le nom de Cross Lake) fait face à une troisième éclosion de COVID-19, où plus de 200 personnes sont infectées, a fait savoir le ministre Miller. Des membres des Forces armées canadiennes sont arrivés mardi matin pour prêter main-forte sur le terrain.

L'armée est aussi en renfort dans la Première Nation de Pauingassi au Manitoba, de Fort Nelson en Colombie-Britannique, de Hatchet Lake en Saskatchewan et de Muskrat Dam Lake en Ontario afin d'aider à endiguer les éclosions et à accélérer les campagnes de vaccination.

Jusqu'ici, 449 communautés à travers le pays ont déjà commencé à administrer les vaccins de Moderna à leurs membres. Plus de 103 000 doses du vaccin ont été inoculées jusqu'à présent, soit l'équivalent de 30 doses pour 100 adultes, a indiqué Ottawa.

Un taux six fois plus élevé que celui observé à l'échelle du pays, a souligné le ministère fédéral.

À Vancouver, plusieurs communautés ont même réussi à administrer la deuxième dose du vaccin en respectant un délai de six semaines après la première dose, a salué le ministre Miller.

Malgré tout, les retards dans les livraisons des vaccins forcent les autorités sanitaires à revoir leur plan de vaccination. C'est justement le cas de la Colombie-Britannique, où moins de la moitié des 203 communautés autochtones ont reçu à ce jour des approvisionnements en vaccin.

En vertu du plan établi par les autorités sanitaires, les communautés autochtones font partie des groupes jugés prioritaires pour recevoir le vaccin contre la COVID-19.

Un plan exigé pour les Autochtones hors communauté

Tandis que près de 75 % des Premières Nations et des communautés inuit et territoriales ont entamé leur campagne de vaccination, les Autochtones vivant hors réserve constatent qu'ils ne font pas partie du plan d'Ottawa. S'ils veulent obtenir leur vaccin, ils doivent se plier au programme établi dans la province où ils résident.

Selon Statistique Canada, leur nombre s'élève à 970 000 dans les zones urbaines. Un quart d'entre eux vivent sous le seuil de la pauvreté.

La directrice de l'Association nationale des Centres d'amitié (ANCA), Jocelyn Formsma, est d'avis que le gouvernement fédéral devrait inclure les membres qui vivent hors de leur communauté dans sa stratégie de vaccination, au lieu d'attendre que les provinces s'en chargent.

L'ANCA coordonne l'action de plus de 50 cliniques au pays qui sont prêtes à administrer ces vaccins, a affirmé Mme Formsma.

Mais pour le ministre Miller, l'inoculation des doses de vaccin contre la COVID-19 aux Autochtones vivant en zone urbaine sera justement plus rapide et plus efficace si elle relève des provinces.

À Toronto, Winnipeg, Whitehorse, Ottawa et Montréal, des cliniques de vaccination en zone urbaine sont déjà à l'œuvre, a-t-il mentionné. Des centres doivent à leur tour ouvrir leurs portes à Saskatoon et à Regina.

Ottawa s'assurera de travailler avec les provinces et les territoires afin que ces derniers priorisent les Autochtones dans leur stratégie de vaccination.

Avec les informations de La Presse canadienne

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