•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Achat de Trans Mountain : les négociations entre Ottawa et les Autochtones continuent

Construction du pipeline Trans Mountain à Kamloops en C.-B., le mardi 1er septembre 2020.

Construction du pipeline Trans Mountain à Kamloops en C.-B., le mardi 1er septembre 2020.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral a rencontré 120 personnes représentant environ 75 Premières Nations en novembre dernier pour discuter de la vente potentielle de l’oléoduc Trans Mountain. Il aurait également embauché un médiateur et fourni une analyse financière indépendante sur les retombées une fois la construction terminée.

Les discussions entre Ottawa et les Autochtones à propos d’une possible acquisition de l’oléoduc et de son projet d’agrandissement ont commencé il y a près de deux ans, alors que Bill Morneau était ministre des Finances.

Depuis, la plus récente consultation s’est tenue en novembre dernier avec 120 participants représentant environ 75 Premières Nations. La liste des participants n’a pas été rendue publique.

À la suite de cette rencontre, Ottawa a embauché un médiateur pour faire avancer les discussions.

Deux organisations autochtones occupent un rôle majeur dans ces discussions.

Project Reconciliation est une de ces deux organisations, et elle souhaite que les Autochtones deviennent propriétaires majoritaires de Trans Mountain. Elle est basée à Calgary, en Alberta, mais représente également des Premières Nations de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique.

Selon un de ses membres, Robert Morin, de la Première Nation d’Enoch en Alberta, une telle acquisition pourrait fournir un financement important aux communautés autochtones qui souhaitent améliorer des infrastructures souvent dans un état critique, comme des logements, des routes, des égouts et des systèmes d’eau potable.

J’espère que ces nouvelles négociations mèneront à un résultat positif pour tout le monde. Pour les Premières Nations, pour le groupe TMX et pour le gouvernement.

Une citation de :Robert Morin, membre de Project Reconciliation

L’autre organisation est le Western Indigenous Pipeline Group (WIPG), dirigé par le chef de la Première Nation Whispering Pines en Colombie-Britannique, Michael LeBourdais.

Outre ces deux groupes, le fédéral cherche à savoir si d’autres sont intéressés par une participation financière au projet d’oléoduc de Trans Mountain et de son agrandissement.

Mais ce ne sont pas toutes les Premières Nations qui sont en faveur du projet d’oléoduc de Trans Mountain.

Certaines ont même amené leur cause devant les tribunaux. C’est le cas notamment de la Première Nation Coldwater, située près de Merritt en Colombie-Britannique. Elle a choisi de ne pas participer aux consultations du ministère des Finances en raison de la route de l’oléoduc. Elle estime qu’il passe trop proche de sa source d’eau potable. La Première Nation a perdu sa cause devant les tribunaux, mais elle continue de discuter avec Trans Mountain et la Régie de l’énergie du Canada au sujet d’une route alternative.

Les conséquences pour notre eau potable constituent d’importantes inquiétudes, explique son chef, Lee Spahan.

Le chef Lee Spahan.

Le chef de la bande indienne Coldwater, Lee Spahan, s'inquiète des répercussions écologiques potentielles si un déversement devait se produire, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Il a cependant rencontré WIPG et comprend pourquoi certains de ses pairs souhaitent avoir des parts dans le projet.

Tout le monde a droit à son opinion. Les impacts de l’oléoduc sont différents pour chaque communauté, dit-il. Je respecte leur opinion et ce qu’ils souhaitent accomplir.

En plus d’embaucher un médiateur pour discuter avec les Premières Nations, le ministère des Finances a fourni une analyse financière indépendante sur les retombées économiques après la construction de l’oléoduc. C’était une des demandes des communautés autochtones, assure le gouvernement.

D’ailleurs, Ottawa ne restera sûrement pas propriétaire du projet après sa construction. Le gouvernement ne prévoit pas être un propriétaire à long terme. Il a l’intention de lancer un processus de désinvestissement. Il s’engage à investir chaque dollar gagné dans des projets d’énergie propre, a déclaré un porte-parole du ministère des Finances par courriel.

Les négociations entre Ottawa et les groupes comme Project Reconciliation et WIPG semblent constituer la dernière étape du processus de vente.

Des Premières Nations ont déjà conclu des ententes pour des projets reliés à Trans Mountain. C’est le cas de Lower Nicola, qui est le propriétaire majoritaire de la ligne de transport d’électricité Kingsvale, terminée l’an dernier. Trans Mountain s’est engagé à l’utiliser pendant 20 ans pour une de ses stations de pompage.

Jusqu’à présent, plus de 1000 Autochtones ont travaillé à la construction de l’expansion de l’oléoduc et des contrats totalisant plus de 1,4 milliard de dollars ont été conclus avec des groupes autochtones, selon Trans Mountain.

Avec les informations de Kyle Bakx de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !