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Le succès de protège-oreilles inspirés de barrettes pour danseuses de pow-wows

En quelques jours seulement, les premiers modèles brodés de perles de Tara Kiwenzie se sont vendus comme des petits pains chauds sur Facebook.

Une femme masquée portant une barrette en perles.

Les barrettes sont conçues spécifiquement pour le port du masque et le soulagement de la pression des élastiques autour des oreilles.

Photo : Tara Kiwenzie

Radio-Canada

Les barrettes en perles de Tara Kiwenzie ne sont pas seulement esthétiques, elles sont aussi fonctionnelles et soulagent les oreilles des douleurs liées au port du masque.

Originaire du territoire non cédé de Wikwemikong, sur l'île de Manitoulin, en Ontario, Tara Kiwenzie avait pour habitude de consacrer ses étés à la tournée des pow-wow. Mais lorsque la COVID-19 a entraîné leur annulation aux quatre coins du pays, la danseuse s'est intéressée au perlage pour occuper son temps.

Puis elle découvre des protège-oreilles en crochets destinés à ôter la pression des élastiques sur les oreilles, et décide alors de s’en inspirer pour ses propres créations. J'ai vu beaucoup de gens se plaindre de leurs oreilles et d'irritations derrière, raconte-t-elle.

La généralisation de la mesure sanitaire lui donne l’idée de barrettes agrémentées de deux boutons sur les côtés pour y faire glisser les élastiques des masques. Ses pièces artisanales restent similaires à celles utilisées par les danseuses de pow-wows, précise leur conceptrice.

Un accessoire identitaire

La toute première de ses créations a été étrennée par sa belle-sœur, qui est sage-femme à Sudbury et qui doit porter un masque toute la journée, parfois pendant 14 heures d’affilée.

Les barrettes sont fantastiques parce qu'elles aident à maintenir le masque en place, et cela me permet d’épargner mes oreilles, témoigne Naomi Wolfe, heureuse de pouvoir arborer un petit bout de personnalité et de culture derrière la froideur clinique de son équipement de protection médical.

La sage-femme choisit régulièrement de porter des bijoux en perles sur ses blouses de travail. Elle œuvre auprès des membres de communautés autochtones qui peuvent ainsi plus facilement s’identifier à elle.

Après une première expérience concluante de son prototype de protège-oreilles en perles, Tara Kiwenzie a décidé d'en partager cinq autres sur Facebook. Tous se sont vendus en quatre heures comme des petits pains chauds.

L'une de ses clientes lui a même commandé des boucles d'oreilles assorties à la barrette, de sorte que les deux accessoires forment un ensemble complet.

Depuis l'article publié par CBC, Mme Kiwenzie croule sous les commandes et souhaite continuer sa production aussi longtemps que les gens s'y intéresseront. Elle envisage même un modèle pour les hommes.

Patience, donc, pour les futurs clients, la confection minutieuse prend du temps, rappelle-t-elle.

Avec les informations de Rhiannon Johnson, CBC

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