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Un conseiller aux affaires autochtones au Musée de la civilisation, à Québec

Le Musée de la civilisation de Québec.

Le Musée de la civilisation de Québec veut recruter un conseiller aux affaires autochtones.

Photo : Radio-Canada / Anne-Josee Cameron

L’une des grandes institutions muséales de la Capitale Nationale va pousser plus loin sa réflexion en lien avec les Premières Nations : le Musée de la civilisation vient d’afficher un poste de conseiller aux affaires autochtones.

Selon l’organisation, ce geste s’inscrit dans une démarche de décolonisation des approches muséales, d’inclusivité et de reconnaissance dans une perspective de réconciliation et de "vivre-ensemble".

Au bout du fil, Stéphan Laroche, président-directeur général du musée, explique que depuis 30 ans, on a posé plusieurs gestes et présenté plusieurs expositions avec les communautés autochtones, et ces réalités-là sont déjà présentes dans notre musée.

M. Laroche précise toutefois qu’on trouvait que c’était le moment d’aller plus loin, de poser un geste supplémentaire pour inclure davantage les réalités et les besoins des communautés et des nations autochtones dans la culture d’entreprise du Musée de la civilisation, si l’on veut.

L’institution muséale possède déjà un conservateur qui s’occupe de la collection autochtone du musée, qui est une collection importante, ajoute M. Laroche, avant d’indiquer qu’avec la création de ce nouveau poste, cela permettra aux réalités autochtones « d’être partout prises en compte dans l’ensemble des activités du musée, et non pas seulement celles qui touchent les Premières Nations ».

Toujours au dire de M. Laroche, il n’y a pas eu de pressions de la part de groupes autochtones en faveur de la création du nouveau poste, mais plutôt des contacts avec l’ensemble des nations et des communautés, on travaille avec les Innus, les Abénaquis, les Atikamekw, peu importe.

Le Musée de la civilisation est un musée de société; alors on essaie de suivre l’évolution de la société. Des fois, on essaie même un peu de la devancer, pour ne pas être en retard, et on pense que la société québécoise, en ce moment, fait vraiment des pas importants en faveur de la reconnaissance des peuples autochtones, et c’est fort heureux. Il faut que le Musée de la civilisation soit au diapason de cela, indique encore Stéphan Laroche.

D’autres musées vont-ils emboîter le pas et s’ouvrir davantage aux peuples autochtones?

Pour M. Laroche, cela dépend de la nature du musée. Les musées d’histoire et d’ethnologie sont plus en phase avec ce que nous faisons, dit-il, en évoquant le cas du Musée McCord, à Montréal, et du Musée canadien de l’histoire, à Gatineau, qui ont des démarches similaires.

Dans les musées d’art, ce n’est pas que ces attentes-là ne sont pas prises en compte, mais cela porte surtout sur le développement des collections. C’est une autre façon de voir, parce que ça correspond davantage à leur réalité à eux.

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