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Aucun engagement de la CAQ à légiférer sur le Principe de Joyce

Le député libéral Gregory Kelley.

Le député libéral Gregory Kelley

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Interrogé par l’opposition officielle, le gouvernement québécois n’a pas répondu à la question de savoir s’il s’engageait à déposer un projet de loi sur le Principe de Joyce avant la fin de la session. Or, de l'avis du député libéral Gregory Kelley, il y a urgence d’agir.

Québec a toutefois indiqué que des réformes s'imposent ainsi qu’un dialogue de nation à nation.

En Chambre, le député libéral Gregory Kelley a, plusieurs fois, demandé au gouvernement québécois s’il allait déposer un projet de loi sur le Principe de Joyce avant la fin de la session.

Le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, n’a pas précisé s'il y aurait un engagement de la part du gouvernement, mais a assuré que ce dernier était à l’écoute des besoins des nations autochtones et qu’il allait continuer à l'être.

Simon Jolin-Barrette a ajouté que des réformes s’imposent et que, depuis la nomination d'Ian Lafrenière cet automne, nous annonçons d’une façon qui est rapide, évoquant le dépôt du projet de loi sur les enfants autochtones disparus.

Je pense que le dialogue que nous devons construire doit se faire de nation à nation, et les difficultés qu’il y a eu dans l’histoire, il faut les réparer. C’est ensemble qu’on va réussir, a répondu le ministre de la Justice.

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires autochtones, Gregory Kelley, est déçu de cette réponse sans engagement pour un projet de loi. Il concède que le gouvernement a posé des actions, mais affirme qu'il faut en faire davantage, d’autant plus que le gouvernement fédéral est très actif.

Le fédéral a, entre autres, tenu deux rencontres nationales sur le racisme systémique dans le système de santé. De plus, il présentera un projet de loi pour respecter le Principe de Joyce et versera 2 millions de dollars au Conseil de la Nation Atikamekw et au Conseil des Atikamekw de Manawan afin de promouvoir et de concrétiser le Principe de Joyce. 

Gregory Kelley n’a pas manqué de le souligner et a ajouté que le chef du Conseil des Atikamekw de Manawan, Paul-Émile Ottawa, souhaitait que les choses bougent davantage.

Dans un article publié plus tôt cette semaine, Paul-Émile Ottawa se questionnait pour savoir s’il y avait du relâchement de la part du gouvernement québécois. Il relatait n’avoir eu aucune communication depuis le retour des Fêtes avec le ministre responsable des Affaires autochtones du Québec, Ian Lafrenière.

J’espère que le gouvernement québécois n’oublie pas Joyce et prend des actions. Il faut faire quelque chose rapidement cette session, car c’est un enjeu très important pour Manawan et toute la population au Québec.

Une citation de :Gregory Kelley, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires autochtones

Il faut donner du temps, a réclamé le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, qui a précisé discuter de la situation avec son collègue Ian Lafrenière en après-midi à l'occasion d’un caucus autochtone.

Québec solidaire estime de son côté que le gouvernement, à force de nier l’existence du racisme systémique, repousse aux calendes grecques la mise en oeuvre du Principe de Joyce.

Selon Manon Massé, si la Coalition avenir Québec (CAQ) veut réellement un dialogue de nation à nation, elle doit mettre en place des solutions concrètes proposées par les communautés autochtones, comme le Principe de Joyce, et cesser de tergiverser sur la question du racisme systémique.

Dans la foulée du décès tragique de Joyce Echaquan, une Atikamekw, à l'Hôpital de Joliette, le Conseil des Atikamekw de Manawan et le CNA ont déposé l'automne dernier un mémoire auprès des gouvernements fédéral et provincial définissant le Principe de Joyce qui vise à garantir à tous les peuples autochtones le droit à un accès équitable et sécuritaire aux services sociaux et de santé.

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