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La sénatrice controversée Lynn Beyak prend sa retraite

Lynn Beyak.

Le 25 janvier 2021, Lynn Beyak a finalement annoncé qu'elle prenait sa retraite.

Photo : Photo fournie par Darlene Angeconeb

Radio-Canada

Dans un communiqué de presse publié lundi, la sénatrice Lynn Beyak annonce qu’elle prend sa retraite « à compter du 25 janvier ».

Une fois de plus, la sénatrice persiste et signe : Certains m'ont critiquée pour avoir déclaré que les bons comme les mauvais côtés des pensionnats devraient être reconnus. Je m'en tiens à cette déclaration. D'autres m'ont critiquée pour avoir déclaré que le rapport de la Commission vérité et réconciliation n'était pas aussi équilibré qu'il devrait l'être. Je maintiens également cette affirmation.

Elle assure faire partie de ceux qui tiennent des discussions franches au sujet des Autochtones.

Des propos controversés

C’est en 2017 qu’elle a tenu, pour la première fois, ces propos sur les pensionnats autochtones.

Les personnes qui ont joué jadis un rôle dans les pensionnats indiens, dont certaines sont peut-être même vos ancêtres, avaient surtout de bonnes intentions, et nous devrions pardonner à celles pour qui ce n'était pas le cas, a-t-elle alors affirmé.

À la suite de ces commentaires, plusieurs avaient réclamé sa démission du Sénat.

Le député néo-démocrate Romeo Saganash, un survivant des pensionnats, a été parmi ses critiques les plus sévères.

Romeo Saganash sourit devant la caméra devant le Parlement à Ottawa.

L'ancien député néo-démocrate Romeo Saganash avait fortement critiqué les propos tenus par la sénatrice.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Pendant l’été 2020, la sénatrice a publié des lettres racistes sur son site Internet, ce qui lui a encore une fois valu de nombreuses critiques.

Elle a été expulsée du caucus conservateur et a ensuite été suspendue sans salaire en mai 2019, après avoir refusé de retirer les lettres offensantes de son site web.

En décembre de la même année, le comité de l'éthique du Sénat a recommandé de lever la suspension d'un an de Mme Beyak de la Chambre haute puisqu'elle venait de suivre une formation antiraciste et s'était excusée d'avoir publié les lettres.

Finalement, elle a présenté ses excuses en février 2020.

La femme politique ontarienne avait été nommée sénatrice en 2013 par Stephen Harper.

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