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Lutte contre le racisme dans les soins de santé : une deuxième rencontre nationale prévue

L'objectif est d'avoir des mesures concrètes à mettre en place

Marc Miller s'adresse aux médias.

Le député montréalais Marc Miller.

Photo : Radio-Canada

Promis pour janvier, le plan de lutte contre le racisme dans les soins de santé du gouvernement fédéral ne sortira pas tout de suite. À la place, une deuxième rencontre nationale est prévue à la fin du mois pour continuer les travaux.

Les 27 et 28  janvier, un deuxième dialogue national se tiendra en présence d’organismes autochtones de santé, d’organisations qui sont dans la santé traditionnelle et des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.

Les ministres fédéraux des Services aux Autochtones, Marc Miller, des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, et de la Santé, Patty Hajdu, y seront aussi présents, comme ils l’étaient à la mi-octobre lors de la première rencontre, convoquée d’urgence après la mort de Joyce Echaquan.

Plus de 350 personnes étaient venues discuter virtuellement. Elles y avaient alors déjà proposé des mesures pour lutter contre le racisme dans le système de santé.

La mise sur pied d’un bureau d’ombudsman indépendant qui surveillerait si des cas sont signalés et prendrait les plaintes, si des pratiques concernant la sécurité culturelle ou encore le Principe de Joyce avaient été mise de l’avant.

Ottawa avait alors promis d’agir rapidement. La deuxième réunion va permettre d'avancer dans l'élaboration d'une stratégie nationale.

Un groupe de planification, composé de représentants des Premières Nations, des Inuit et des Métis, y compris des professionnels de la santé autochtones, s’active d'ailleurs actuellement à préparer cette deuxième rencontre.

On veut faire en sorte que la réunion soit l’occasion de présenter certaines actions concrètes et pragmatiques, a précisé la sous-ministre déléguée des Services aux Autochtones Canada, Valérie Gideon.

Ottawa est bien conscient de ne pas avoir l'autorité unilatérale pour mettre en œuvre tous les changements.

En réalité, l’idée est de tirer parti du pouvoir de rassemblement du gouvernement fédéral pour pouvoir rassembler toutes les parties du système de santé canadien afin de créer un engagement commun en faveur du changement, et ce, en étroite collaboration avec les Autochtones, a soutenu la sous-ministre Gideon.

Depuis mi-octobre, il y a eu des efforts sur plusieurs fronts, a précisé Marc Miller, rappelant encore une fois que le système de soins de santé a souvent laissé tomber et traité [les Autochtones] comme des citoyens de seconde classe.

La pandémie de COVID-19 n’y a pas fait exception, nous avons vu, par exemple, des gens devoir parcourir des distances incroyables et être soumis à un risque accru de COVID. Et dans un cas, un cas tragique, cela a entraîné la mort, a spécifié Marc Miller.

Ottawa a d’ailleurs annoncé mercredi un soutien financier supplémentaire de 380 millions de dollars pour aider les communautés autochtones, durement frappées par la deuxième vague, à travers le pays.

La somme entre dans le montant de 1,2 milliard de dollars déjà versés par le gouvernement dans le cadre de l’Énoncé économique de l’automne.

Au 13 janvier, Services aux Autochtones Canada dénombrait 11753 cas positifs de COVID-19 dans les communautés autochtones, dont 4432 cas actifs. Le nombre de décès s’élève à 112. Ces chiffres n’incluent pas les populations autochtones urbaines.

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