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Vague de soutien à une fillette critiquée pour sa jupe traditionnelle à son école

En Saskatchewan, Isabella Kulak a subi les commentaires désobligeants d'un assistant scolaire au sujet de sa jupe à rubans portée lors d'une journée festive, en décembre.

Isabella Kulak dans la neige, le poing levé.

Isabella Kulak porte fièrement la jupe à rubans que sa tante lui a confectionnée.

Photo : Facebook / Judy Pelly

Radio-Canada

Des Autochtones d’autres provinces, mais aussi des internautes de l'étranger, ont manifesté leur soutien à une fillette de la Première Nation Cote, dans l’est de la Saskatchewan. Isabella Kulak, âgée de 10 ans, a eu honte d’avoir porté sa jupe traditionnelle à rubans à l’école après avoir subi les critiques d’un assistant scolaire en décembre.

Depuis des semaines, des Autochtones d’autres communautés au Canada partagent ainsi des photos et des vidéos d’eux en vêtement traditionnel dans l'espoir de réconforter l’élève bouleversée par sa mésaventure en exprimant leur fierté collective.

Elle a été le catalyseur d'un mouvement qui attendait de faire surface depuis longtemps, a partagé son père Chris Kulak, qui a tenu à remercier ces anonymes pour leur mobilisation. Nous sommes débordés par la positivité de Facebook [...] C'est ainsi que nous nous aidons les uns les autres à guérir, c'est par la positivité.

Une communauté de Pukatawagan en jupes.

Une communauté de Pukatawagan, au Manitoba, a tenu à exprimer son soutien, sur Facebook.

Photo : Facebook / Suntana Alcorn

Isabella Kulak a choisi fièrement ce vêtement pour une journée officielle, en décembre, organisée dans son école à Kamsack, près de la frontière avec le Manitoba.

Elle est noire avec beaucoup de fleurs blanches et un ruban bleu, vert et noir dessus. J'aime que ma tante Sarah l'ait faite pour moi et elle me va vraiment bien, a raconté la jeune fille à CBC.

Ce vêtement traditionnel représente la force, la féminité et l'identité, autant de valeurs bafouées par un assistant d'éducation qui a comparé son vêtement à celui d'une camarade de classe. Elle a eu honte de ses vêtements traditionnels, a résumé le père d’Isabella Kulak.

Ce dernier a expliqué que l'assistant d'éducation avait reproché à sa fille le fait que sa jupe et sa chemise étaient mal assorties et pas adaptées à une journée officielle. Elle aurait dû porter une tenue similaire à celle d'une autre élève, vêtue d’une robe achetée dans un magasin, a-t-il rapporté.

Chris Kulak confie avoir remarqué que quelque chose n'allait pas quand sa fille est rentrée de l'école ce jour-là.

Nous avons trouvé cela très offensant, surtout avec la culture liée à la jupe à rubans et le caractère sacré qui se cache derrière pour les femmes autochtones, et pour de nombreuses femmes qui participent à la fabrication de la jupe et identifient [ce vêtement ] comme faisant partie de leur patrimoine, a déclaré Chris Kulak, mardi, lors d'une entrevue à l'émission The Morning Edition de la radio de CBC.

Les détails de l'incident ont par la suite été confirmés par une enquête de la division scolaire Good Spirit.

Fierté collective

Au premier jour de la rentrée des classes après les vacances, une marche a été organisée pour accompagner Isabella à l'école, qui s'est achevée par une cérémonie.

Hommes et femmes ont porté leurs tenues à rubans, alors qu'un groupe de tambours a joué et que les chefs des Premières Nations voisines ont été conviés à assister à la cérémonie.

La division scolaire Good Spirit a reconnu que le commentaire de l’assistant avait été problématique. Elle s'est excusée auprès de la famille, avant de rencontrer le chef de la Première Nation Cote, George Peter Cote.

Le chef George, le conseil de l'éducation de la Première Nation Cote et la famille de la jeune fille ont été très aimables, comprenant qu'une erreur avait été commise, offrant leur soutien, leurs conseils et leur pardon, a déclaré Quintin Robertson, directeur de l'éducation de la division scolaire.

Avec les informations de Samanda Brace

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