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Le tiers des nouveaux détenus au Canada sont autochtones

La prison fédérale de Donnacona.

Le pénitencier fédéral de Donnacona.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Nadeau

Radio-Canada

Les Autochtones continuent d’être envoyés en prison de manière disproportionnée, selon les plus récentes données fournies par Statistique Canada.

En 2018-2019, le tiers des adultes admis en prison au Canada étaient des Autochtones. Cette statistique est valide à la fois pour les établissements provinciaux ou territoriaux (31 %) et les pénitenciers fédéraux (29 %), alors qu'ils ne représentent que 4 % de la population adulte au pays.

Cette proportion demeure pratiquement inchangée depuis l’année précédente, même si le nombre total d’admissions a légèrement diminué au niveau provincial et territorial et a augmenté dans une moindre mesure au fédéral.

Au Manitoba et en Saskatchewan, les Autochtones représentent jusqu’à trois nouveaux détenus adultes sur quatre.

Tant au niveau fédéral que provincial et territorial, les femmes autochtones sont plus souvent admises en prison (environ 40 % des admissions totales de femmes adultes) que les hommes autochtones (environ 30 %).

Pour ce qui est des jeunes de 12 à 17 ans, le nombre d’Autochtones nouvellement admis dans les services correctionnels est lui aussi beaucoup plus élevé (43 %) que leur poids démographique (8,8 %).

Tant au niveau du placement sous garde (47 % des admissions) que dans des programmes de surveillance au sein de la collectivité (40 % des admissions), ils restent fortement surreprésentés.

Il est à noter que les statistiques concernant les adolescents admis dans un programme des services correctionnels provinciaux excluent l’Alberta et le Québec, où Statistique Canada rapporte une indisponibilité de certaines données.

Selon Statistique Canada, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents met notamment l’accent sur des programmes de réhabilitation et de réintégration des jeunes contrevenants pour pallier les enjeux particuliers vécus par ces jeunes Autochtones. La réduction de leur surreprésentation dans les services correctionnels est l’objectif principal de ces mesures particulières.

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