•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec présente un Plan d'action nordique avec un mince volet autochtone

Les deux ministres en conférence de presse.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la région de la Côte-Nord, Jonatan Julien, en compagnie du ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafreniere.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le gouvernement caquiste a présenté sa propre mouture du Plan Nord lundi, soit 49 actions financées par une enveloppe de plus de 1,4 milliard de dollars, et dont la part du lion sert surtout au développement d'infrastructures. De cette somme, quelques dizaines de millions sont réservés spécifiquement pour les communautés autochtones.

Le Plan d'action nordique 2020-2023 réserve quelque 1,3 milliard de dollars au développement des infrastructures, dont les principales mesures, sur un total de 49, sont le prolongement des routes 138 et 389.

Si quelqu'un dit qu'on développe la 138 uniquement pour le développement minier... Moi, il n'y a pas une visite que je fais sur la Côte-Nord où les gens ne me disent pas qu'au point de vue socio-économique, la 138, c'est majeur. Même chose pour la 389 et pour la route de la baie James, a plaidé le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien, en conférence de presse lundi.

Ce n'est pas juste pour le développement du secteur minier, c'est pour le développement de l'économie de la Côte-Nord, a encore précisé le ministre, qui est également responsable de cette région, et qui estime que les consultations en amont du dévoilement du plan, notamment d'élus locaux et de représentants autochtones, ont permis d'identifier ces investissements comme prioritaires.

Le plan, qui concerne 72 % de l'ensemble du territoire québécois, touche trois régions : le Nord-du-Québec, la Côte-Nord et le nord du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Sur ce territoire, on compte près de 130 000 personnes, dont le tiers est autochtone. Cette population est répartie en quatre nations : inuit, crie, innue et naskapie.

Le reste de l'enveloppe du Plan d'action nordique 2020-2023 devrait servir à financer diverses initiatives entrepreneuriales, à faire la promotion du nord pour y attirer des travailleurs et des familles, à préserver l'environnement, à implanter un réseau Internet à haut débit et à rendre plus accessibles les téléservices, entre autres.

Quelle vision pour les Autochtones?

Sur ce total de 1,4 milliard, une somme de 39,9 millions de dollars est dédiée spécifiquement aux Autochtones, notamment pour poursuivre la mise en place de trois mesures qui figuraient déjà dans le Plan d’action gouvernemental pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuit 2017-2022.

Il s'agit de l’implantation d'agents culturels, de la création du nouveau Centre régional de rétablissement Isuarsivik et du soutien d'un projet pilote d’hébergement pour les étudiants autochtones à Sept-Îles.

On a [tout] regroupé en une seule démarche gouvernementale en matière de développement social et culturel, ça nous a permis d'avoir des actions plus cohérentes et plus efficaces, a commenté le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, faisant état d'une belle annonce par et pour le Nord.

Le Plan d'action nordique 2020-2023 comprend aussi quatre nouvelles mesures pour les Premières Nations : le développement du volet autochtone dans les bibliothèques publiques, la réalisation d'une étude de faisabilité pour un centre de formation multifonctionnel naskapi, la réalisation d'une étude de faisabilité pour un centre d’études collégiales au Nunavik et le développement d'une maternelle 4 ans adaptée aux communautés autochtones.

On va pouvoir s'assurer que le développement du territoire se fera dans le respect des particularités des Autochtones qui habitent le territoire.

Ian Lafrenière, ministre responsable des Affaires autochtones

Une nouvelle version du Plan Nord

Initialement lancé en 2011, le Plan Nord constituait l'un des projets phares du gouvernement libéral de Jean Charest. Il avait ensuite été relancé en 2015 par le gouvernement formé par son collègue Philippe Couillard, après que la chute du prix des métaux eut miné sa première mouture.

La Coalition avenir Québec avait ensuite promis de donner suite à cette initiative de développement en présentant sa propre vision. La pandémie de COVID-19 a toutefois retardé la présentation du Plan d'action nordique 2020-2023, qui devait avoir lieu au printemps dernier.

Québec financera son propre plan triennal à hauteur de 778 millions de dollars. Le reste de l'enveloppe sera fourni par le fédéral et le secteur privé.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !